‹ Contagions Tuberculeuses Évitables Chez Les NourrissonsChapitre 19 sur 36 · CONTRE · texte numérisé non relu

CONTRE

bacillaire massive du poumon droit. Son placement en sanatorium est demandé. |

Cette jeune cousine a toujours été en contact assez fréquent avec la petite malade.

L’assistante sociale de l’hôpital Hérold, ainsi que les parents de la petite cousine qui ne veulent pas être accusés de la mort de Jeanine, demandent l’examen radiologique et clinique des parents. Mais ils se heurtent à la mauvaise volonté de ceux-ci.

Le problème est resté insoluble.

L. Jeanine, 2 ans, meurt également dans le service de méningite tuberculeuse.

L'enquête, par laquelle les parents s'avèrent bien portants, a bien du mal à découvrir un contact fugace et lointain.

La petite malade aurait été en rapport avec deux jeunes filles de 14 et 16 ans, tuberculeuses, qui venaient de faire un séjour en sanatorium.

Dans ces dix observations, où les enfants ont été en contact avec des parents ou des amis éloignés, nous avons pu constater de façon frappante plusieurs fautes commises et que l’on aurait pu éviter :

Grands-parents tuberculeux à qui l’on n’ose pas refuser le plaisir de voir l'enfant qui vient de naître ainsi que nous montre l'exemple du petit R. André, observation 33.

Grands-parents auxquels on mène l’enfant « à la

campagne » pour ne pas payer les frais d’une colonie scolaire où d’un camp de vacances.

Oncies ou tantes vivant avec l’enfant parce qu'ils ignoraient le danger et, plus souvent encore, pour éviter un déménagement toujours désagréable et coûteux.

Amis enfin, ou parents éloignés, auxquels, par défaut d'instruction, par pitié ou négligence, l’on a conduit l'enfant. Visites très courtes et qui ne « devaient » pas lui être nuisibles. Comme le grand-père du petit R... Robert (observation 37) qui, pendant 6 mois, avant de mourir, a vu l’enfant une heure par semaine.

Amis de la famille auxquels l’on n’osait pas ne pas emmener l’enfant pour ne pas les « fâcher ».

Tant de contacts fugaces, tant de fautes commises, tant de décès où l’on ne sait pas si on doit accuser l'ignorance des familles ou la négligence de ceux (dispensaires, infirmières-visiteuses) qui n’ont pas su les mettre en garde.

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