PROMISCUITÉ DES LOCAUX OUVRIERS
Mais ces contacts ne suffisent pas à ce chapitre des contagions évitables. Les locaux ouvriers.et leur promiscuité doivent y trouver leur place. Ce sont les voisines de palier qui embrassent l’enfant lorsqu'elles le rencontrent dans l’escalier. Ce sont les voisines « porte à porte » et chez lesquelles il est si commode de laisser l'enfant pendant que les parents sortent ou travaillent. C’est « le voisin du dessus », tuberculeux
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notoire, chez lequel on envoie l’enfant par charité, avec quelques provisions. C’est l’ami du père, toussant et crachant à qui l’on offre l’hospitalité pendant les soirées d’hiver, pour éviter leur longue monotonie et parce que la mère aime encore mieux avoir son mari près d’elle plutôt que de l’attendre seule, pendant de longues heures. .
N. Ginette, 1 an. |
Cette enfant reste dans le service 11 jours ét l’on constate, aveciune cuti positive, un foyer de primo-infection.
L'enquête :retrouve le contact : I s’agit d’un voisin d'hôtel, tousseur.et cracheur, et qui a été en contact fréquent avec l’enfant pendant plusieurs mois.
Quand ils ont craint le danger, les parents ont déménagé, mais il était déjà trop tard.
D. Louise, 14 mois.
Née à la Maternité de Saint-Antoine, meurt dans le service du professeur Debré de broncho-pneumonie tuberculeuse.
Le: contact est difficile à retrouver.
Cependant, on :arrive à savoir -que le père :avait un camarade, habitant le même hôtel que lui, Algérien, mort de tuberculose pulmonaire, et qui avait été plusieurs fois en contact avec l’enfant au cours des sept à huit premiers mois de sa vie.
Lés parents n’ont jamais supposé un seul instant que les ‘visites de cet ‘horime 'pouvaierit être fätales à ileur ‘enfant.
A. Sotir, 2 ans, entre dans le service avec une toux persistante.
On lui trouve une cuti hyperpositive et une intra-dermo positive, êt à la radiographie un champignon hilaire gauche paraissant un foyer fibro-calcaire ancien.
On retrouve le contact : Il s’agit d’une voisine de palier, tuberculeuse, qui voyait souvent l'enfant, car les femmes se rendaient des services journaliers, et qui, d’ailleurs, est morte 4 mois avant l’entrée de l’enfant à Hérold.
M. Alphonse, 11 mois, reste dans le service deux mois et demi, au cours desquels évolue par poussées une broncho-pneumonie avec manifestations auriculaires et pharyngées.
Pendant son séjour, on.a diseuté-pour savoir s’il s’agissait d’une broncho-pneumonie tuberculeuse ou d’une granulie.
En ‘réalité, il devait 's’agir. d’une adénopathie trachéobronchique tuberculeuse. ' |
L'enquête établit que les parents sont bien portants et qu’il n’existe qu’un seul contact possible : un voisin,
‘toussant ét crachant, voyant l’enfant journellement.
Le petit malade quitte le service sur la demande des, parents.
On:ne sait-quelles-étaient.les, relations exactes existant entre cevoisin-et.les parents ou.la mère: de l’enfant, mais ceux-ci se refusent à donner d’autres renseignements et l’enquête n’a pu avoir ilieu.