‹ Contagions Tuberculeuses Évitables Chez Les NourrissonsChapitre 34 sur 36 · AR TIT E · texte numérisé non relu

AR TIT E

Comme on le voit, la guerre contre les contacts tuberculeux doit, non seulement intéresser les contacts massifs et uniques, mais aussi les petits contacts répétés. L'éducation populaire doit se faire, ainsi que nous l’avons dit à ce sujet, par les assistantes sociales qui, à la sortie d'hôpital des adultes tuberculeux, leur font des visites régulières et empêchent donc les contacts, même minimes avec les enfants de l’entourage.

c) Dans ce chapitre des séparations entre les adultes tuberculeux et les enfants encore sains, nous parlerons en passant du B. C. G.

Ce vaccin se donne actuellement, non plus par voie buccale, mais par voie sous-cutanée. Mais, d’après les promoteurs du B. C. G., il n’a de succès que lorsqu'on sépare les enfants vaccinés des milieux contaminés, pendant un temps déterminé.

Nous avons ici deux exemples de vaccination par le B. C. G. La petite Olga B., âgée de 6 mois, obs. 32, a reçu du B. C. G. à la naissance, car son père a une tuberculose ouverte. Mais l’enfant n’a pas été séparée de son père et elle meurt, dans le service, de bronchopneumonie tuberculeuse.

De même, le petit André F., obs. 36, qui avait reçu du B. C. G. Mais, les parents supposaient que c’était suffisant pour éviter tout danger de contamination. L'enfant est donc resté en contact avec un grand père toussant et crachant des bacilles et il est mort à 14 mois de méningite tuberculeuse.

Ï faudrait que les dispensaires qui vaccinent par le

Te

B. C. G. préviennent les parents de l’inefficacité de cette vaccination si elle n’est pas suivie d’une séparation totale avec le milieu infectant.

Nous avons donc étudié jusqu'ici les trois points essentiels de l'éducation populaire

Ne pas se cacher d’être tuberculeux ;

Se faire examiner au moindre signe suspect ;

Accepter les séparations.

Il reste un quatrième point à mettre en évidence :

En effet, la plupart des parents n’acceptent pas de se séparer de leurs enfants parce qu’ils ont peur pour les tout-petits, des nourrices brutales et sales chez lesquelles les enfants, mal nourris et mal soignés, dépérissent et se fragilisent à n’importe quelle infection, ne retirant de la campagne que ses inconvénients, et aucun de ses avantages.

Il existe, d'autre part, plusieurs femmes, honnêtes et besogneuses, qui ne se sont pas séparées de leurs enfants parce qu’elles mavaient pas d’argent et ignoraient l’existence des œuvres pour la protection de l'enfance. Aussi, le dernier point de l’éducation popu-

laire est-il celui-ci :

4° Faire connaître les ressources actuelles contre la tuberculose et l'existence des centres de placement.

Apprendre aux parents besogneux qu’il existe des moyens de leur venir en aide et qu’il existe aussi des

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