SAVOIE
centres de placement pour les tout-petits, surveillés attentivement par le personnel dévoué qui s’en occupe.
Nous allons ici donner l’exemple de plusieurs cas de contagions que lon aurait pu éviter si les parents avaient été prévenus de l'existence de ces œuvres.
Tel est le petit Jacques D., obs. 7, qui meurt, à Pâge de un an, de tuberculose miliaire. Sa mère subvenait aux besoins du ménage et, de ressources très modestes, ne supposait pas que l’on puisse accepter son enfant dans ces conditions. Elle ignorait également l’organisation des centres de placement. Si elle en avait été instruite, sans doute, l’enfant ne serait-il pas mort.
Il en est de même de la mère du petit Roger G. 0bs. 10, pour laquelle les centres de placement étaient inconnus et dont l’enfant meurt, à trois semaines, de tuberculose pulmonaire rapidement extensive.
Si l’assistante sociale de l'hôpital Tenon où cette jeune femme avait été soignée, l’avait instruite et prévenue — et il est si facile de le faire ! — nous au-
rions pu, vraisemblablement, compter un autre décès-
de moins.
Quant à la mère de Jacqueline N., obs. 13, tubercu-
leuse depuis la naissance de l’enfant, elle reste en.
contact avec celle-ci car elle ne veut pas envoyer l’enfant en nourrice et qu’elle ne sait pas, non plus, qu’il existe des œuvres parfaites, pouvant se charger des petits malades.
Cette femme s’est pourtant fait examiner dans un
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dispensaire, puis ensuite à la consultation de l'hôpital Tenon. Les infirmières de dispensaires, les assistantes sociales connaissent pourtant les ressources actuelles de notre société contre les tuberculoses infantiles ! Mais elles n’ont pas instruit la mère, et l’enfant, à sa sortie de l'hôpital Hérold, meurt à la fondation hispano-américaine de péritonite tuberculeuse, alors que la mère meurt également, et presque en même temps, à l’hôpital l'enon, de tuberculose pulmonaire.
Tous ces cas lamentables et que, pourtant, l’on aurait pu éviter, de contagions tuberculeuses, nous montirent, de façon tangible, les efforts que l’on pourrait encore réaliser dans ce domaine.
— Nous avons envisagé à peu près tous les côtés du problème. Car il n’est pas ici, nécessaire de se placer, en quelque sorte dans une société idéale. Il faut prendre nos pauvres moyens humains, en face de tel ou tel cas, devant telle ou telle famille... Toutes les contagions, dont nous avons donné plus haut les observations, auraient pu être évitées. Et nous avons vu comment.
Pourquoi ne l’a-t-on pas fait ?