‹ Contagions Tuberculeuses Évitables Chez Les NourrissonsChapitre 36 sur 36 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

En nous plaçant en dehors d’une société dont l’organisation serait idéale, où toutes les contagions tuberculeuses pourraient être supprimées, nous avons étudié un certain nombre d'observations de contagions que l’on aurait pu éviter.

Il existe certainement, des œuvres de haute portée sociale, contre la tuberculose et pour la protection de l'enfance. Toutefois, ces mesures de défense sont insuffisantes puisqu'il y a tant de décès d’enfants après des contacts tuberculeux.

Nous avons rapidement passé en revue les moyens qu’il serait souhaitable de voir employer par un triple effort sanitaire, économique et psychologique, par un développement intense des hôpitaux d'enfants, des pouponnières, des crèches et des centres de placement, par une organisation spéciale et une surveillance étroite et systématique, par des lois de protection et des secours financiers, par une éducation populaire et une propagande permanente habilement menées.

Mais nous avons surtout porté notre effort sur les applications pratiques et immédiates du problème, en nous référant à toutes nos observations de contagions

PANOEE

évitables, dans chacune desquelles nous avons pu mettre en évidence la faute commise

Quatre grandes mesures doivent être prises :

L'Education des sage-femmes ;

L'Education des assistantes sociales qui pénètrent au cœur des familles ;

La construction de logements aérés et sains évitant ainsi la promiscuité des locaux ouvriers ;

L'Education populaire enfin, à laquelle doivent contribuer les sages-femmes, les assistantes sociales, les instituteurs, apprenant à tous ceux qui ont une famille ou qui vont en fonder une, les quatre données essentielles du problème psychologique :

— La tuberculose n’est pas une maladie honteuse ;

— En conséquence, tout individu présentant ‘des troubles suspects devra se faire examiner ;

— Il devra, ensuite et de façon formelle, éviter les contacts avec les tout-petits, et accepter immédiatement une séparation, car tout contact est dangereux, même s’il est minime ;

— Il faut, enfin, que les parents qui appréhendent de se séparer de leurs enfants, apprennent à connaître les ressources actuelles, et les centres de placement qui veillent sur les tout-petits.

Vu : Le Doyen Vu : Le Président TIFFENEAU. DEBRÉ.

Vu et permis d’imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris, G. ROUSSY.

Librairie Le François, 91, bd St-Germain, Paris.

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