ACTE I, SCÈNE IV I
Et, comme il est clément et juste, au premier jour Je lui dis votre affaire et vous sauve à mon tour.
ANDRÉ s, joyeux et attendri.
Silvio, mon enfant, venez qu'on vous embrasse !
SILVIO
Dans un mois, noble ami, vous aurez votre grâce. Comptez sur moi !
ANDRÉ s.
Prenons rendez-vous. En quel lieu ?
SILVIO
Dans cette hôtellerie... En face d'elle !
AXDRÉS.
Adieu !
// sort, à gauche.
SILVIO, tirant un bouquet de sa poitrine et le
jetant sur le perron d'Olivia.
Portez-lui, tristes fleurs contre mon sein pressées, Et toute ma tendresse et toutes mes pensées !
// envoie un baiser et s'en va par la droite derrière le cabaret. — Quinapalus en sort ; il n'a pas vu Silvio, mais il traverse le fond de la scène et suit des yeux^ à gauche, Andrès qui s'éloigne. — Pendant ce jeu, Viola reparaît à la porte ^de l'hôtelletie, avec l'hôtelier.