ACTE I, SCENE IV II
QUINAPALUS, à pari.
Ah ! c'est lui, mon galant.
A":drès, monirant Quinapalus.
Prenez garde, Silvio, car voici quelqu'un qui nous regarde.
// s'éloigne un peu avec Silvio.
QUINAPALUS, à part.
Oui, je le reconnais, le jeune freluquet
Qui, cette nuit encore, apporta ce bouquet
Sur le balcon. Je vais l'attraper d'importance.
Le hic, c'est qu'ils sont deux... Attendons, par prudence.
Que le petit soit seul, car l'autre me paraît
Assez mauvais coucheur... Rentrons au cabaret.
Il y rentre. Silvio et Andrès reviennent sur le devant de la scène, continuant leur conversation.
ANDRÈS
Vous partez, cependant !
Je vais en }.Ioravie.
Si je pouvais rester, j'en aurais grande envie, Mais on m'attend. Enfin, que tout marche à mon gré. Et dans un mois d'ici, certes, je reviendrai.
ANDRE S
Ami, pour ce voyage il faut quelque ressource... Voulez-vous m'obliger beaucoup ? Prenez ma bourse.
SILVIO
Comment la refuser, quand on me l'offre ainsi ?
Il la prend.
Je vous rendrai la chose à mon retour ici.
Car vous ne quittez pas cette ville, sans doute ?
ANDRÉ s.
Hélas ! je n'y puis plus rester, quoiqu'il m'en coûte :
Après ce duel, fatal à l'un des courtisans
Du feu prince, je fus exilé pour dLx ans.
Je n'ai qu'un sauf-conduit et ce soir il expire.
L'exil est triste, mais la prison serait pire ;
Je dois donc, sans retard, passer à l'étranger.
SILVIO, avec élan.
Andrès, vous reviendrez dans un mois sans danger.
ANDRÈS
Qu'est-ce à dire ?
J'aurai mes lettres d'audience :
On me présente au duc, j'obtiens sa confiance,