ACTE II, TABLEAr III, SCÈNE III
Très juste.
Il ne m'est pas permis de me nommer.
Cherche à pénétrer le mystère, Mais, ce nom que je te dois taire, Si tu le sais, il faut dans ton cœur l'enfermer. Je veux te mettre sur la voie.
Inutile ! je sais ce nom qui fait ma joie !
Rappelle-toi qui t'a complimenté Le jour où tu mis des bas jaunes Et, comme jarretière, un ruban de trois aunes.
Oui, oui, je me souviens quelle fut en gaîté. Tant cet accoutrement me donnait bonne mine.
Ce matin encor tu me \'is.
Souviens-toi, compare, examine 1 Pour que je sache enfin si tu comprends l'avis. Quand tu seras en ma présence.
Ne me trahis pas, ne dis rien, Mais souris avec complaisance :
Ton sourire te va si bien ! !
// lire de sa poche une glace et essaye un sourire.
Elle a raison.
// remet la glace dans sa poche.
Signé : L'Heureuse Infortunée,
O délire ! ô bonheur ! h}ménée ! hyménée ! Tu m'aimes avec des bas jaunes ? j'en mettrai ! Mes sourires te vont au c(Lur? — je sourirai ! !
Il va pour sortir, mais le duc et Viola arrivent en face de lui.
os CONTE d'avril