‹ Conte d'Avril; comédie en quatre actes et six tableaux en versChapitre 44 sur 84 · SCÈNE V LE DUC, VIOLA · texte numérisé non relu

SCÈNE V LE DUC, VIOLA

LE DUC

Et jusqu'à ce faquin à mine saugrenue

Oui semble se gausser de ma déconvenue ! Ali 1 tu ne peux savoir tout le dépit que j'ai.

VIOLA, souriant.

En effet, cette fois, maître, c'est un congé Définitif : je crois toute espérance vaine.

LE DUC, avec reproche.

Jusqu'à toi, Silvio, qui te ris de ma peine ! Toi, mon enfant gâté! Tu te réjouis donc, Méchant, de ce chagrin qui m'arrive ?

VIOLA

Pardon !

C'est que la chose, à moi, ne me semblait pas triste. Puisque dans ses rigueurs Olivia persiste. Plutôt qu'attendre en vain, vaut-il pas mieux savoir A quoi vous en tenir et perdre tout espoir ? Vous chercherez ailleurs ; une autre, moins rebelle, Vous aimera...

LE DUC

Cette autre, elle sera moins belle, Je ne l'aimerai point !... car, la beauté, voilà Ce qui me plut en elle tt (\u\ m'ensorcela. \'a, puisque l'habitude est prise, je préfère Continuer, sinon je ne saurais que faire. Comme un enfant dont on a cassé le ioujou. Aimer plus tard ? Alaisquand ? Aimer ailleurs ? Mais où ? Il est bien malheureux, ton pauvre duc !

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