ACTE II, TABLEAU III, SCENE VII
OLIVIA
Monsieur Malvolio, pouvez-vous oublier ?,.. — Il m'appelle « son ange « !
JACIXTA.
Il est bien familier.
QUINAPALUS.
Cousine, c'est l'effet de la saison nouvelle.
JACIXTA.
Quelque coup de soleil lui trouble la cervelle.
MALVOLIO, bas, à Olivia, montrant Jacinta.
Oh ! ne la grondez pas pour ce zèle indiscret. Puisque la pauvre enfant n'est pas dans le secret.
OLIVIA, bas, à Jacinta.
Emmène-le d'ici.
MALVOLIO
Chère âme !
QUINAPALUS.
Quelle œillade !
OLIVIA, à Malvolio.
Allez vous reposer, car vous êtes malade, Mon ami.
8o CONTE d'avril
MALVOLIO
« Son ami ! » Elle a dit : « Son ami ! » Bonheur !
OLIVIA
Vous irez mieux quand vous aurez dormi. Eîk va s'asseoir sur le banc.
MALVOLIO
Dormir, oui, mais dormir dans un lit solitaire, C'est dur !
J.\CINTA.
Malvolio, voulez-vous bien vous taire !
QUINAPALUS.
Vous êtes incongru.
Ijacinta.
Sans pudeur.
MALVOLIO, ù pari, les yeux levés au ciel.
Subissons Ces injures. Destin, voilà de tes leçons !
JACINTA
Il divague.
MALVOLIO
L'amour me fait une cuirasse :
Je ne crains rien. Pareil à ce juste d'Horace,