‹ Conte d'Avril; comédie en quatre actes et six tableaux en versChapitre 51 sur 84 · ACTE II, TABLEAU III, SCENE VII · texte numérisé non relu

ACTE II, TABLEAU III, SCENE VII

OLIVIA

Monsieur Malvolio, pouvez-vous oublier ?,.. — Il m'appelle « son ange « !

JACIXTA.

Il est bien familier.

QUINAPALUS.

Cousine, c'est l'effet de la saison nouvelle.

JACIXTA.

Quelque coup de soleil lui trouble la cervelle.

MALVOLIO, bas, à Olivia, montrant Jacinta.

Oh ! ne la grondez pas pour ce zèle indiscret. Puisque la pauvre enfant n'est pas dans le secret.

OLIVIA, bas, à Jacinta.

Emmène-le d'ici.

MALVOLIO

Chère âme !

QUINAPALUS.

Quelle œillade !

OLIVIA, à Malvolio.

Allez vous reposer, car vous êtes malade, Mon ami.

8o CONTE d'avril

MALVOLIO

« Son ami ! » Elle a dit : « Son ami ! » Bonheur !

OLIVIA

Vous irez mieux quand vous aurez dormi. Eîk va s'asseoir sur le banc.

MALVOLIO

Dormir, oui, mais dormir dans un lit solitaire, C'est dur !

J.\CINTA.

Malvolio, voulez-vous bien vous taire !

QUINAPALUS.

Vous êtes incongru.

Ijacinta.

Sans pudeur.

MALVOLIO, ù pari, les yeux levés au ciel.

Subissons Ces injures. Destin, voilà de tes leçons !

JACINTA

Il divague.

MALVOLIO

L'amour me fait une cuirasse :

Je ne crains rien. Pareil à ce juste d'Horace,

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