ACTE II, TABLEAU III, SCÈXE VII 8l
Soyons calme, et surtout gardons le décorum : « Justiirn ac tenacem propositi virum... >'
JACINTA
Madame, il resterait ici toute la vie... Le mieux serait encor de flatter sa lubie.
OLIVIA
Je le crois.
A part.
Quelle idée !... oui, lui faire porter Ceci.
Elle tire de son aumônière un billet et wi écrin, se lève et prend Malvolio à part.
Malvolio, voulez-vous m'écouter ?
Est-il vrai, — mon ami, — que je puisse vous mettre A l'épreuve ?
MALVOLIO, avec reproche.
Oh! mon cœur!...
OLIVIA
Prenez donc cette lettre
Et cet écrin.
MALVOLIO, joyeux.
Pour moi ?
OLIVIA
Non pas, mais portez-les Au page Silvio, qui demeure au Palais.
MALVOLIO
Volontiers.
Olivia sort, suivie de Jacinta.
A part.
Rien du tout en cela qui m'émeuve.
Puisqu'on m'aime et que c'est seulement une épreuve.
Quinapalus se glisse derrière lui et lui escamote la lettre.
Monsieur Quinapalus!... c'est indiscret.
QUINAPALUS
Crois-tu ?
Comme cousin je dois veiller sur sa vertu.
MALVOLIO, en colère.
Monsieur !...
QUINAPALUS, après avoir In.
A-t-on jamais vu des choses pareilles ? Beau page, je vous veux tirer les deux oreilles.
// rend la lettre à Malvolio, et le retient par la manche au moment où il va sortir.
^rinute !...
// prend ses tablettes et y griffonne quelques lignes tout en disant, à part :
Ah ! marmouset, vous avez eu ce front ! Au reste, je vous dois déjà certain affront...
A Malvolio, en lui donnant le second billet.
Avec le billet doux, au même petit cancre