SCÈNE III
Les Mêmes, IMALVOLIO.
MALVOLIO, apercevant Silvio, à part.
Ah ! enfin !
Il s'approche. A And r es :
Permettez que je prenne à l'écart Le seigneur Silvio.
ANDRÉ s.
Volontiers.
Pour une dame.
MALVOLIO
Par égard
siLVio, stirpris.
Eh quoi ?
Andrès s'éloigne un peu.
MALVOLio, d'un ail' navré, à Silvio.
Monsieur, dans cette vie, Les plus honnêtes gens sont sujets à l'envie ; .Mais je ne voudrais point que vous soupçonnassiez Un homme tel que moi detre un de ces grossiers... Comment dirais-je bien ?... d être un de ces infâmes... Enfin... qui font trafic de la vertu des femmes.
SILVIO
Je n'ai garde, monsieur, d'avoir de tels soupçons; Mais où voulez-vous donc en venir ? Finissons.
MALVOLIO
Monsieur, — ô rude épreuve ! — il s'agit de remettre En vos mains le portrait d'une dame et sa lettre.
SILVIO
Donnez vite, donnez !
MALVOLIO, remettant l'écrin ci le billet. C'est confidentiel.
SILVIO, ouvrant l'écrin.
Ce portrait... Ah ! le sien !... La lettre...