ACTE III, SCENE VF c^'j
VIOLA, lisant.
« Jeune freluquet, Madame Olivia, ma cousiue et future « épouse, vous attend ce soir au jardin après la sérénade. Si « votre intention est d'y venir, je vous avertis charitablcnient « que vous m'y trouverez avant elle et qu'un bon coup d'cpée M au travers du corps vous fera passer le goût de l'amour. Je a ne vous salue pas. — Si^iié : Ouinapalus. »
.4 pari.
Madame Olivia 1 — C'est donc bien pour mon frère !
MALVOLio, â part, étonné.
Cela ne paraît pas l'effrayer, au contraire. Et l'on croirait plutôt qu'il en est rassuré.
Haut.
Que dirai-je, monsieur ?
VIOLA
Dites, que j'y serai !
MALVOLIO, à part.
11 sera donc partout ?
VIOLA
J e ne suis pas un lâche ; Mais ce Ouinapalus est bien fou s'il se fâche, Car je peux lui jurer que je n'ai fait la cour A son ()livia, ni de nuit ni de jour.
C)8 CONTK d'avril
guiNAPALUS, qui s'csl peu à peu rapproché et qui a entendu ces derniers vers.
Vous êtes un fieffé menteur, mon gentilhomme.
VIOLA
Monsieur, vous m'insultez!
QUIXAPALL'S.
Peut-être, ou c'est tout comme.
Jamais un Silvio n'a mérité ces noms.
QUINAPALUS.
Vous ne courtisez point ma belle ?... Dégainons. Tu te repentiras de ta folle équipée.
VIOLA, iira}ii son arme avec maladresse, à part. J'aimerais mieux tenir un fuseau qu'une épée.
QUINAPALUS, à part.
Je veux lui faire peur et non lui faire mal.
.Avec fracas, tapant du pied.
En garde donc, mazette !
Attiré par le bruit, Andrès paraît à la perle de l'hôtellerie. Voyant Viola, il croit reconnailrc Silvio. — A ce moment mêtfue enircni et sarréient au joui du théâtre qnelqties soldats conduits par un officier.