‹ Conte d'Avril; comédie en quatre actes et six tableaux en versChapitre 65 sur 84 · SCÈNE VIII VIOLA, OUINAPALUS. MALVOLIO · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII VIOLA, OUINAPALUS. MALVOLIO

VIOLA, à part. *

Oui, sauvé du naufrage, et par ce capitaine. Tu vis, mon Silvio, tu vis, j'en suis certaine ! Mais où donc te trouver?...

QUINAPALUS, s'approchant d'elle, ironique.

Monsieur, mon compliment Vous vous êtes conduit, ma foi, très galamment.

VIOLA

Le sot !

QUIN'APALUS.

Je vais chercher ma cousine et lui dire L'aventure. Quant au cartel, je le retire.

VIOLA, jrappée d'une idée subite, à part.

Ce duel ! — A présent, je sais où te revoir...

A Çiiinapaliis.

Xon, monsieur, vous m'avez défié pour ce soir : A ce soir, dans le parc, après la sérénade !

QUINAPALl^S,

Eh ! vous tenez donc bien à quelque estafilade ? Vous l'aurez.

VIOLA

Nous verrons.

Elle sort d'un côté, Quinapalus de Vautre. Malvolio, qui a suivi toutes ces scènes avec une stupéfaction croissante, reste seul sur le devant du théâtre.

MALVOLIO

Tous plus fous que jamais !

C'est irrémédiable et déplorable... Mais, Ce qui de plus en plus me flatte et me console, C'est que moi, Dieu merci ! j'ai gardé la boussole.

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