SCÈNE V
Les Mêmes, VIOLA, JACINTA, OUINAPALUS ei MALVOLIO. Ils entrent tumulineusement. Quinapaliis retient far la manche Viola, qui veut s'échapper.
VIOLA
Laissez-moi !
JACIXTA et MALVOLIO.
Laissez-le !
QUIXAPALUS, à Viola.
Non, expliquez d'abord :
Je viens de vous laisser près d'ici, quasi mort, Et vous couriez là-bas ? Ce n'est point vraisemblable.
VIOLA, désespérée.
Vous avez donc tué mon frère, misérable ? Oui, mon frère !
Elle s'échappe en conrant et, suivie de Jacinta
IlS CONTE d'avril
et de Quinapalus, arrive devant Olivia et Silvio. — Cri général de stupéfaction.
TOUS
Ah!
VIOLA
Vivant !
Elle s'évanouit dans les bras de Jacinta.
SILVIO, se levant avec lenteur et fixant sur Viola des yeux égarés.
Qu'est-ce donc que je vois ?...
0 fantôme charmant ! ma sceur avait ta voix, Ma stLur avait ces traits, ces cheveux, cette lèvre... — Si ce n'était un songe enfanté par la lièvre, Si, ravie à jamais par les Ilots entr'ouverts. Elle ne dormait pas dans les goémons verts. Je dirais, en voyant ce spectre fait comme elle : Voici ma Viola, voici ma S'uur jumelle.
VIOLA, qui s'est peu à peu rai-iirnée pendant les vers précédents, se jette dans les bras de son frère.
C'est elle, Silvio !
TOUS
Sa sœur !
VIOLA, comme si, tout à coup, elle se sentait nue, s'enveloppe dans le manteau de son frère.
Oh ! cache-moi !