‹ Conte d'Avril; comédie en quatre actes et six tableaux en versChapitre 78 sur 84 · ACTE IV, SCENE VII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE VII

C'est moins l'amour déçu

\Io}itrant Silvio.

que l'amitié trompée.

Un ami me restait : fidèle encor, c'est lui Oui m'aurait consolé de ma peine, aujourd'hui. Las des hommes, gonflés d'égoïsme et d'envie, J'aimais ce pur enfant qu'éblouissait la vie ; De mes plus chers pensers, il était confident, Tant il me paraissait meilleur qu'un homme, et tant Je lisais de candeur dans ses yeux pleins d'aurore ! Lui seul avait compris, quoique tout jeune encore, Mon cœur capricieux comme un reflet changeant. Plaignant tous mes soucis et tous les partageant... Je le croyais, du moins... je ne le puis plus croire ! A qui donc se fier ? Quelle trahison noire !... Silvio, Silvio, tu me fais bien souffrir !

OLIVIA, à Silvio.

Il aime, puisqu'il souffre.

Au duc.

Un mot va vous guérir :

Non, non, ce n'est pas lui qui vous trompe à cette heure ; Mais quelqu'un de plus cher à tout instant vous leurre, Quelqu'un vous cache ici ses sentiments secrets. Quelqu'un... que vous aimez.

LE DUC

Quelqu'un que j'aimerais.

126 CDNTE d'avril

Madame, aurait commis cette action infâme ! Et qui d(jnc ?

OLIVIA

Une femme.

LE DUC

Une femme

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