‹ Conte d'Avril; comédie en quatre actes et six tableaux en versChapitre 9 sur 84 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

SILVIO, ANDRÈS, puis QUINAPALUS.

SILVIO

Andrès, il vaudrait mieux N'y plus songer: ma sœur est bien morte, vous dis-je, Moi-mêm,e ô généreux sauveur, par quel prodige

M'avez-vous recueilli sur l'épave où j'errais Blessé, me cramponnant à des lambeaux d'agrès ?... Mais quant à Viola, sa perte est trop certaine ! — Que je fus malheureux, cher et bon capitaine, Malgré votre amitié touchante, jusqu'au jour Où, passant par ici, j'ai rencontré...

AXDRÈs, ri}der rompant et montra)it la maison d'Olivia.

...l'amour.

siLVio, avec exaltation.

La joie ! et le désir de vivre ! et le courage !

AXDRÈS.

Ah ! je vous ressemblais, lorsque j'avais votre âge ! Mais c'est donc du bonheur qu'un amour sans espoir ?

SILVIO

(Jui, l'admirer de loin, de loin l'entendre, voir

Son ombre quelquefois passer à la fenêtre.

Lui jeter par le vent des baisers, sentir naître

Je ne sais quoi de fier qui vous gonfle le cœur,

Être un jeune homme, enfm, — c'est déjà du bonheur !

AN'DRÈs, à pari, avec m'dancolic.

0 jeunesse !

Pendant ces derniers vers, Quinapalus est sorti

du cabaret. Il aperçoit Silvio.

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