LE JOUEUR DE VIOLON
On se représente d'ordinaire tout autrement le pouvoir de la musique : elle charme les âmes, au lieu d'endormir le corps. Mais ce sommeil ainsi provoqué, et le rapt de la chemise qui en est la suite, doivent avoir une origine mythique à laquelle je n'ai pu remonter.
Cette manière de faire raconter à la ronde des histoires, dans le but de fournir au principal personnage l'occasion de se faire reconnaître, est un procédé familier aux contes grecs aussi bien qu'aux albanais. Il est aussi employé dans le récit cadre du Pentamerone.
MOSKO ET TOSKO
L'être dont, cédant peut-être à une fausse analogie verbale, j'ai rendu le nom par loup-garou, est autrement défini par Hahn, impartie, p. 1 6,3, de ses Etudes albanaises.«L/oMg p tffet//oMi>#tf^morts/Mrcs f ayant d'énormes ongles, qui rodent enveloppés de leur linceul, dévorent ce qu'ils trouvent et étranglent les hommes ». Si ce n'est exactement le vampire slave, il lui est étroitement apparenté, il en porte même le nom, commun aux grecs, car on l'appelle aussi Vourvolakou Bpw.o/âxiov, ce qui n'est qu'une corruption du serbi voukodlak (poil de loup), et non point, comme semble le croire Hahn, de l'ancien /aojo/xo/û/.ïiov.
Une chanson de Y Abeille chkipe, n° 29, p. 53, finit par ce vers satirique :
Bourhi kyœ rhi ndœ çtœpi œçtœ si liougat si zi. « Le mari qui reste au logis est comme le vampire noir »
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HArrPOCHEMENTS 245