‹ Contes, anecdotes, chansons et poésies diversesChapitre 138 sur 221 · ACTE I, SCÈNE II. lO · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II. lO

dh ! je compte sur ta fidélité et ma conslâDce. ...

FLORVAL.

Es-tu fou? femme, fidélité, constance...

Fu confonds les choses les plus opposées ; reprends tes esprits; que t'est-il arrivé?

G E R C 0 U R , examinant Bertrand.

On peut parler librement ?

FLORVAL.

Oui.

tt* GERCOVB.

Tusaiscombien j'aime madame de Surville?

FLORVAL.

Et je sais que la jolie veuve répond à ton amour. Après.

CERCOUB.

J'arrivai il y a quelques jours à Paris dans l'intention de solliciter le cousenlemeut de ma famille pour mon mariage.

FLORVA L.

Te marier I pauvre tête !

GERCOUR.

. Ecoute jusqu'au bout. Hier je fis avec quelques jeunes gens un petit déjeûner qui se prolongea jusqu'à six heures. Il fut question des femmes comme tu peux croire.

FLORVAL.

Cela va sans dire.

iqq la journée aux aventures.

OERCOCn.

IJn officier de hussards, leste, mordant, et avec lequel je me trouvais pour Ja pretjîière l'ois , en paria dans des termes qui me déplurent.

FLORVAL.

Un officier de hussards, dire du mal des femmes ! oh !

GERCOUR.

Échauffés par les vapeurs du vin de Champagne , plus nous parlons, moins nous nous entendons. Quelques mots désagréables amenèrent une explication sérieuse. . . Nous avions nos armes, nos témoins, et prudemment nous avions tait préparer nos chaises de poste...

FLORVAL.

Précaution fort sage.

GERCOUn.

Nous arrivons : il fesait sombre, nos fera se croisent, je me précipite sur mon adversaire .. Il tombe. ..je vais à son secours... Mon témoin s'aperçoit que des gens armés arrivent sur nous... Sauvez-vous, me dit-il , y'^^rûr soin de lui... J'envoie mon domestique à madame de Surville pour l'instruire de tout ; et, l'esprit troublé, je m'élance n)a<.'hinalement dans une voiture que le postillon entraîne au galop... c'était celle de mon adversaire....

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