SCÈNE II
M'»^ DE SURVILLE, FLORYAL,
ANTONIN, auprès de la charmille.
FLORYAL) en costume de ville.
Eh bien! Madame, avez-vous réussi?,
M''^^ DE SUR VILLE
Hélas! non. Ma tante ne veut rien entendre; je ne lui ai point caché les sentimens qui m'unissent à Gcrcour ; mes instances ont été inutiles.
FLOaVAL.
Oui... eh bien!
M"^^ DE SURYILLE.
Quel parti prendre?
FLOBVAL.
Il faut enlever Gercour.
M'"*' DESUaVILLE.
L'enlever!
ÇLOUVAL.
Oui, mais, avant tout, il laul savoir où il est.
M'"® DE SUR VILLE, montrant un balcon au Cette croisée est la sienne.
P ACTE lïl, SCÈKE II. aSg
PLORVAL.
C'est bien haut. . . Il faudrait cependant nous faire entendre.
M"™® DE SCRVILLE.
Par quel moyen ?
FLOBYAL.
Chantez.
M'"^ DE STJftVILLE.
Chanter! J'en ai bien envie!
FLCaVAL.
Il le faut; nous avons mille exemples... Blondel se fit entendre de son roi.
NI™'-' DR SUttVILLE.
Vous êtes fou, Florval...
FLORVAL.
"Non pas , non pas. Si Gercour est dans cette aîle du château , il entendra votre voix, et il répondra.
M'^'« DB SURVILLE
Que clianterai-je?
FLORVAL-
Ce que vous voudrez.
M"»^ DE su F. VIL LE.
Une romance?
2Go LA JOURNEE AUX AVENTURES.
^ FLORVAL.
Oh ! je vous en conjure , point de romance dc?> couplets, un air.., ce qui vous passera pa la têle.,. n'importe,., pourvu qu'il vous entende.
M"^° DE SrRVILLE.
Je vais donc chanter; mais, par préoau tioUj ouvrez la grille du parc.
(Elie lui doune une clef, il va ouvrir la grille.) ANTONIN y à pan.
Oui dà! c'est bon!
MADAME DE SUR VILLE, cou PLETS.