LA FEMME EXIGEANTE
ÂGLAE, veuve, sans enfans, Promit un jour , en iparlage, Au vieux financier Me'créans Amour, constance.... vains serme^s , Que les préjugés et l'usage Veulent qu'on apporte en ménage A défaut d'autres sentimens.
Quelques mois , sans se faire outrage , Nos deux époux vivent contens ; Mais, soit que mo^s de Mécréaus. N'eût pas pu garder avec i'âgé^ ,** Le feu sacré de son printemps ,■ Ou bien qu'il aibiàt davantage , (Ce qui ne tombe sous le sens) Son épouse devint volage.
Or, vous jugez quel contre-temps!
Dès lors, certain bois sans feuillage , Qui vint ombrager le visage
De l'Adonis aux cheveux blancs,
Fit jaser tout le voisinage.
Pour Dieu , dit-il avec bon sens ,
N'osant faire éclater sa rage ,
Au moins cachez mieux vos amans.
En tout , hors à certain ^voyage
Qui nous se'questre des vivans ,
Disait jadis un. homme sage ,
Il est des accommodemensj
Ainsi donc , de tous mëdisans
Faites taire le bavardage , '
Et ne me laissez plus long-temps
Jouer des e'poux complaisaus
Le ridicule personnage.
Dans le jardin , près du treillage ,
Pai fait pratiquer un passage
Qui conduit aux appartemens :
Ce secret , ignoré ce'ans,
Vous offre le sûr avantage
De recevoir tous vos chalans...
Voilà six clefs ; ces jeunes gens
Entreront sans faire tapage ,
Et surtout sans être imprudens....
—Six!,,, il m'en faut bien davantage î
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LE
COINVIVE PAR POLITIQUE,
AXEGDOTE DU ZVIII*. SlèCLB.
Ah! mon habit y que je vous remercie :
Cest vous qui me valez cela !
Sedaine avait raison.... Le peintre Lantara, Connu par ses talens , par sa philosophie ,
Son amour pour le cabaret
Et son accoutrement pauvret , - . r
Ltait desavoue de toute sa lamille,^ ' ,
Trop fière pour voir en guenille Cet artiste fameux que la France admirait. On se trouva contraint de changer de langage.
Il survint dans la parenté
Une fête de mariage,
Et le peintre y fut invité, "'■
Moins par égard que par usage :
On lui fit même encor (l'histoire ainsi le dit ) , Sous un prétexte, en apparence honnête,
Présent d'un magnifique habit
Pour assister à cette fête :
Il s'y rendit.
Ainsi vêtu chacun le félicite Sur son talent, sur son mérite.
Tous les convives, de concert, Vantent son ordre, sa conduite.
Sa modération. . . . On sert ; C'est dire qu'on se met à table.
Mets succulens , vin délectable Viennent aiguiser l'appétit.
On mange, on boit, on chante, on rit... On porte les santés d'usage :
Lantara même a part à cet hommage j Mais Tartistc, n'oubliait pas Le motif qui Pavait conduit à ce rep^s, Et voulant se venger de cette amitié fausse >
Dont les élans excitaient son dépit, Prend un plat de ragoût, et sur son bel l^abit Du haut en b^« répand la §aussç..,, A table alors plus de gaîté.
Mal adroit! lui dit-oi),.... votre habit est gàt^î. Mais il faut bien , dit Iç peiptpc ixrité , Que mon habit ait sa part de la noce > Puisque lui seul est^yi^é?., , y
.iibc^i -^'a il
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