ET TTITE MARCHANDE DE MODES DE PARIS
— De ma province hier au soir J'arrivai dans la capitale ,
Et je viens chez vous pour avoir Les atours que la mode étale.
Mettez-moi dans le dernier goût j Vous devez le savoir, je pense ?
— Oui , madame , nous savons tout :
D''abord, ayez la complaisance D'ôter ce bonnet. — Le voilà.
— Quittez ce jupon.... Bien cela; Débarrassez-vous de vos poches ; Elles nous rendent lourdes, gauches j Renoncez à votre fichu ;
Découvrez. . . — Mais. . . — Quoi ? — La décence. ..
— Fi donc ! que ce mot est déchu !
Vous n^habitiez donc plus la France?
— Qui , moi , madame ? Eh ! mais si fait j
i5G MÉLANGES.
En ce moment je viens d'Avranches.
— Ah !.. . mettez ce léger corset , Du bas serrez bien le lacet ; Passez cette robe sans manches...
— J'ai froid ! — L'autre vous étoufFait j Rengorgez-vous , tendez les hanches ; Mirez-vous , madame ; c'est fait.
— Quoi ! si peu vêtue , une femme....
— N'a besoin de rien pour briller.
S'habiller aujourd'hui , madame, Veut dire se de'shabiller.
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