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que R. Ch. Rasch fit passer en danois en iS'jft '. Les versions française et latine annoncées par Knôs n'ont pas paru.
Une autre recension arabe existe en manuscrit au British Muséum 2 , et je dois à V obligeance de M. Zotenberg de pouvoir donner ici le titre des contes dont quelques uns paraissent différents de ceux que nous connaissons :
i° Histoire du marchand de Perse et de ses aventures;
2° Histoire du marchand et de ses deux fils;
3° Le juste Abou Sâber le Dihqân et comment il sortit du caveau ;
4° Histoire de la reine Djihânah, fille du roi Safouân, maître de l'Oman ;
5° Histoire de la pieuse Aroua-Khatoun et de ses aventures avec le roi Dâdbin et ses vizirs;
6° Histoire du roi Behtâmdjour, fils de
i. Cité par M. A. Keller, Li Romans des Sept Sages, Einleitung, p. xi, d'après le Zeitgenossen, t. V, livr. 5, i834, p. 88.
2. Calai. Codic. mss. orientalium. P. II, n» 700, f° 28g, daté de 1026 hég. (1617).
AVANT-PROPOS XJX
Djondi-Sabour, avec Qaïsar, le roi de Roum;
7° Histoire du roi Bakht-Azmâ le Persan ;
8° Histoire du roi Beïdâd et de son fils Behrâd ;
9° Histoire du roi Ilân-Châh et de ce qui lui arriva avec Abou-Temâm, à cause de ses vizirs envieux ;
io° Soleimân-Châh;
1 1° Berhin-Châh.
J'ai déjà eu l'occasion de dire que les recensions persanes que nous possédons sont postérieures, au moins pour la rédaction, au texte arabe. Le vague des expressions, les ornements inutiles et les fautes de goût, défauts communs aux ouvrages de ce genre, ne manquent pas ici. Une seule version, publiée et traduite par Ouseley ] , est plus sobre de développements. Aussi at-elle été l'objet de la critique de Lescallier qui a remanié, comme il l'avoue, trois textes pour donner « une rédaction plus suivie, plus corn-
i. London, 1801, gr. iu-8\
plète et plus ordonnée » l . Il s'est servi, outre V édition de son prédécesseur, de deux manuscrits de la Bibliothèque nationale 2 . C'est d'après l'un d'eux que M. Ka^imirski a donné en i83g un texte lithographie 3 . La marche et le nombre des histoires sont les mêmes dans ces trois recensions. Une nouvelle traduction française fut publiée par Gauthier dans ses Mille et une Nuits 4 .
Voici le tableau comparé des trois principales rédactions du Bakhtiâr-Nameh. Je n'ai pu y faire figurer le texte ouïgour dont je ne connais que le cinquième récit :
i. Bakhtiar-Nameh, ou le favori de la fortune} Préface, p. VII.
2. Supplément persan, n°* 910 et 911. Le premier est daté de 944 de l'hégire ( 1 537 de J--C); I e second est de la même époque. La bibliothèque de Leyde (Catalogus codic. orient., t. I, n° 494) possède un manuscrit de la version persane, daté de 895 hég. (1489). 11 en existe également deux exemplaires à la Bibliothèque Bodléienne, à Oxford. C'est donc au moins à la fin du xv° siècle qu'il faut faire remonter la rédaction des recensions persanes telles que nous les connaissons.