AVANT-PROPOS XIII
in-f>, est daté du mois de d^ou'lh'iddjeh, l'an 838 de l'hégire (1434 de 7.-CJ, Vannée du Lièvre, suivant le calendrier ouïgour. Cette copie est donc antérieure à celle des autres textes que nous possédons dans cette langue : le Koudat Koubilik (la Science du gouvernement) composé en 462 de l'hégire (106 g de J.-CJ dont on a un manuscrit daté de 853 de l'hégire (i45ç de 7.-CJ, année du Mouton '; le Mirâdj-Nameh 2 (histoire de l'ascension de Mohammed) et le Tezkirat ul Evlia (Vies des saints musulmans) dont la copie porte la date du 10 de djoumada second, 840 de l'hégire (143 6 deJ.CJ, l'année du Taureau 3 . Comme
1 . Cet ouvrage, après avoir été décrit par A. Jaubert {Notice d'un manuscrit turc en caractères ouïgour s. Paris, 182 5) et Davids (Grartmaire turque, pi. III, pp. 184- 186), a été publié par M. Vambéry : Uigurische Sprachmonumente und dos Kudat Kubilik, Text, Transcription, Uebersetzung, Glossar, etc., in-4 . Innsbrûck, 1870.
2. Le Mirddj-Nameh, publié pour la première fois d'après le manuscrit ouïgour de la Bibliothèque nationale par M. Pavet de Courteille. Paris, 1882, gr. in-8 \ forme le tome VI de la 2* série de la collection des Publications de l'Ecole des langues orientales.
3. Jaubert, dans sa Notice, et Davids, qui paraît l'avoir copié, disent que la copie du Koudat^ Koubilik date de 853
la plupart des ouvrages de cette littérature, la rédaction ouïgoure est une traduction d'une version persane, peut être la rédaction originale du Bakhtiâr-Nameh, aujourd'hui perdue et antérieure par conséquent à 1434. D'un autre côté, les textes persans du Sindibâd-Nameh qui servirent sans doute de modèle à notre recueil, datent (deux certainement sur trois) du xiv e siècle. C'est d'abord la 8* nuit du Touti-Nameh de Nekhchébi, mort en i32i, puis une rédaction en vers, faite en i3y5 sur un texte en prose que nous ne possédons plus ». On peut donc admettre, sans l'affirmer absolument, que la version originale du Bakhtiâr- Nameh dut être composée dans la dernière moitié du xiv e siècle. Le style
de l'hégire et celle du Mirftdj-Nameh de 840, et ils assimilent 853 à 1459 et 840 à 1456, commettant ainsi une erreur de dix ans dans leur comparaison des deux calendriers. Que Jaubert ait mal lu le nombre ouîgour ou qu'il se soit trompé, faisant passer les dates musulmanes dans l'ère chrétienne, il n'en reste pas moins acquis que le manuscrit du Bakhtiâr est plus ancien que les deux autres. A ces ouvrages, il faut joindre l'Ogliouz-Nameh, récemment découvert 1. Comparetti, Ricerche, pp 34.