‹ Contes arabes. Histoire des dix vizirsChapitre 6 sur 59 · AVANT-PROPOS XI · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS XI

à ses nombreuses imitations ; le livre de Siddhapatha, aujourd'hui perdu, aux diverses branches du Synlipas; le Vétalapantchavinsati aux contes moghols et kalmouks de Siddhi-Kur; le Sinhasanadvatrinsati à l'histoire d' Ardji-Bordji- Khân ou du Trône enchanté, le Souka- Saptati au Touti-Nameh, etc. On pourrait objecter l'existence d'une version malaie dont un fragment (l'histoire de Beh\ad) a été publié par M. Niemann l , ce qui semblerait indiquer une traduction dans une des langues de F Inde. Mais cette histoire dérive du texte persan : si c'est directement ou indirectement, je l'ignore et laisse aux érudits qui s'occupent de malai, le soin de décider si celuici a fait des emprunts immédiats ou non à la littérature persane. Même en admettant cette seconde hypothèse, il ne s'agirait toujours que d'une version se rattachant aux recensions persanes, et par conséquent postérieure, comme je le montrerai tout à l'heure.

Le plus important des textes qui nous

i. Maleisch Leseboek, p. 18.

sont parvenus, mais aussi le moins connu, est celui en langue ouïgoure que renferme un manuscrit de la Bibliothèque Bodléienne à Oxford. Jusqu'à présent, deux orientalistes seulement en ont publié un extrait et, par unejâcheuse rencontre, ils ont choisi la même histoire, celle du roi Dâdbin \ En 1827, A. Jaubert donna dans le Journal Asiatique une Notice et un Extrait de la version turque du Bakhtiar-Nameh, d'après le manuscrit en caractères ouïgours. Abel Rémusat, dans ses Recherches sur les langues tartares, avait reconnu V écriture, la langue et le sujet de cet ouvrage déjà mentionné par Hyde et V éditeur du dictionnaire de Meninski \ En iS32 } Davids publia, à la suite de sa Grammaire turke 3 , lefacsimile, la transcription et la traduction du conte déjà déchiffré, édité et traduit par Jaubert. Ce manuscrit, de 2g4 pages

i. Voir la cinquième Journée.

2. Hyde, qui donna le fac-similé de la première page dans sa Religio veterum Persarum, le prenait pour le code des lois de Djenguiz-Khan écrit en khitaï ; W. Jones (Asiatic Researches) en faisait du mauvais coufique ; Langlès y vovait dn moghol .

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