RE OS SR
qui te laisses tondre de tes gracieuses et charmantes fantaisies, quand tu auras de grandes gigues et des brèches dans la rangée de perles fines que découvre ton sourrire, alors on songera avec envie à ce que tu fus autrefois ; on s’attristera de te voir
pousser si vite et laisser loin derrière,
les chers souvenirs du temps des
biberons.
C'est ainsi que le sort te venge de ceux qui s’acharnent à te rendre sage — comme eux.
C'est probablement ce regret anticipé qui fit que la maman de tout à l'heure, bientôt revenue de l’orgueil
de son triomphe, put être vue cher-
chant avec soin, sous sa fenêtre, parmi les balayures, un petit objet perdu, pleurant presque, à l'exemple de bébé, à la pensé que le vilain chat aurait bien pu en effet le manger.
Et, le vieux biberon disgracié, exhumé avec honneur, devint une précieuse relique.