‹ Contes de Noël [microforme]Chapitre 9 sur 24 · CREER RESTE SE · texte numérisé non relu

CREER RESTE SE

HN hentai me je m'appuyai sur le bras de petite mère, et ne vis plus qu’à demi les lumières qui dansaient en fuyant.

Jacques me porta dans la maison.

Papa nous attendait, ettout le monde se mit à table pour dîner.

Je fus d’une sagesse exemplaire ce jour-là !

C'était charmant de voir comme je ne parlais pas, moi qu’on gronde toujours pour trop bavarder!.… Je ne mangeais pas beaucoup non plus; on trouvait cela bien singulier, car habituellement j'ai l'appétit d'un gros loup.

À la vérité, je me sentais bien pesante, et ma tête alourdie avait des envies folles de tomber sur l'épaule de maman.

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— Comme je serais bien dans mon lit! medisais-je tout bas.

Marguerite m'amena avant qu'on eût fini.

Je me laissai faire sans pleurer, ce qui est très rare; et, quand elle me

déposa dans mon lit tiède et mollet, l’égoiste Antoinette s’endormit sans

songer à la pauvre chérie qui avait faim là-bas, dans la grande rue froide.

Soudain, quelque chose passe devant moi en m'effleurant.… C’est un quelqu'un mystérieux, vêtu d’une longue tunique blanche et vaporeuse.

Marguerite m'assure que c’est mon ange gardien.

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LE REVE D’ANTOINETTE 59 RE Sa douce figure me sourit et

m'invite, Fascinée par cet appel irrésistible, je mets ma main dans celle qu'il me tend, et nous nous envolons doucement tous les deux.

Me voilà de nouveau dans les rues claires et bruyantes.

Je ne sais comment il se fait que le joli bonnet de peluche est sur ma tête! Maman, craignant toujours les intempéries de l'hiver, me l'aura mis à mon insu au moment du départ, je

suppose.

Nous avions voyagé à travers la

ville éblouissante pendant quelques instants seulement, quand mon compagnon s'arrêta. J'avais devant moi,

qui? la petite mendiante!

Sa main glacée est tendue, et ses yeux humides m'implorent. La vieille pleure aussi, les yeux toujours fermés.

Elle est bien lasse et s'appuie pesamment sur l'épaule fatiguée de l'enfant.

Pauvre petite, je pouvais enfin contempler ce doux regard si triste qui m'avait tant émue!

Je la caressais affectueusement en essuyant ses larmes et en l'appelant sœur chérie.

Je voyais de près aussi le vieux haïllon noué sous son menton, et qui cachait si imparfaitement ses oreilles que souffletait la bise glacée. Je l'avais enlevé pour mettre mon bonnet

très à la mode sur sa jolie tête, mais

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