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pendants, la bouche entr'ouverte, il resta comme foudroyé. Mais soudain il s'élança contre la porte,, avec un rugissement de fureur qui épouvanta le wachtmann : rien n'aurait pu résister à un tel choc ! On entendit s'écrouler dans la chambre les meubles que les deux femmes avaient amoncelés pour barricader l'entrée. La masure en trembla jusque dans ses fondements. Le comte disparut dans l'ombre; puis des hurlements, des cris sauvages, des imprécations, de rauques clameurs s'entendirent au milieu des ténèbres I , Cela n'avait rien d'humain; on aurait dit un combat de bêtes féroces se déchirant au fond de leur caverne !
La rue se remplissait de monde. Les voisins pénétraient de toutes parts dans le bouge, criant : « Qu'y a-t-il? on s'égorge donc ici ? »
Tout à coup le silence se rétablit, et le comte3 criblé de coups de couteau, l'uniforme en pièces, rentra dans la soupente, Pépée rouge jusqu'à la garde; ses moustaches aussi étaient sanglantes, et les assistants durent penser que cet homme venait de se battre à la manière des tigres.
Que vous dirais-je encore ?
Le colonel Diderich guérit de ses blessures et disparut de Mayence.
Les autorités de la ville jugèrent utile d'épargner aux parents des victimes ces abominables révélations; je les tiens du wachtmann Sélig luimême,, devenu vieux et retiré dans son village, près de Sarrebrûck; seul il en connaissait les détails, ayant assisté, comme témoin, à l'instruction secrète de cette affaire, devant le tribunal criminel de Mayence.
Otez le sens moral à l'homme, et son intelligence, dont il est si fier, ne pourra le préserver des plus infâmes passions.