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ce qu'il voulait; car le roi le payait parfaite- = ment pour porter ses ordres à l’armée, Après LÉ s avoir fait pendant quelque temps le métier de 5 = courrier, et y avoir amassé beaucoup de bien, il revint chez son père, où il n’est. pas possible d'imaginer la joie qu'on eut de le revoir. Il mit toute sa farnille à son aise. Il acheta des offices de nouvelle création pour son père et pour ses frères, et par là il les établit tous et üt parfaitement bien sa cour en même temps.
MORALITÉ
On ne s'afflige pus d'avoir beaucoup d'enfants, Quand ils sont beaux, et bien faits et bien grands, Et d’un extérieur qui brille ; Mais si l’un d'eux est faible, on ne dit mot; On le méprise, on le raille, on le pille ; Quelquefois cependant c'est ce petit marmot Qui fera le bonheur de touie la famille.
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1l,y avait une fois un roi et une reine qu étaient si fâchés de n'avoir point d'enfants, si fâchés, qu'on ne saurait le dire. Ils allèrent à toutes les eaux du monde ; vœux, pèlerinages, tout fut mis en œuvre, et rien n’y faisait. En- = fin pourtant la reine devint mère d’une pe- ; EN lite fille. On fit un beau baptême ; on don- = na pour marraines à la petite princesse. 4 toutes les fées qu'on put trouver dans le pays = gl s’en trouva sept), afin que, chacune d'elles = J ui faisant un don, comme c’était la coutume 2=) des fées en ce temps-là, la princesse eût $=' ce moyen toutes les perfections imaginables = Après les cérémonies®du baptême, toute la É EN compagnie revint au palais du roi, où il y LE avait un ee festin pour les fées. On mit EE
devant chacune d'elles un couvert magnifique, avec un étui d'or massif, où il y avait une cuillère, une fourchette et un couteau de => fin or, garnis de diamants et de rubis. Mais . J=S
comme chacun prenait sa place à table, on = vit entrer une vieille fée qu'on n’avait point €=
priée, parce rs y avait plus de cinquante è AN ans qu elle n'était sortie d’une tour, et qu’on la =
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croyait morte ou enchantée, Le roi lui fit don- = nerun couvert, mais il ny eut pas moyen de Jui = 4
donner un étui d’or massif comme aux autres = , » 4 parce que l’on n’en $
avait fait faire que sept LA pour les sept fées : la vicille crut qu’on la mé- = 4 prisait, et grommela quelques menaces entre == ses dents. Une des jeuncs fées, qui se trouva : :
auprès d'elle, l’entendit, et jugeant qu’elle — pourrait donner quelque fâcheux don à la pe — tite princesse, alla, dès qu'on fut sorti de =
table, se cacher derrière la tapisserie, afin de = d parler la dernière, et de ouvoir réparer, = autant qu'il lui serait possible, le mal que la = vieille aurait fait. Cependant les fées com- d
mencèrent à faire leur don à la princesse, La $ lus jeune lui donna pour don qu’elle serait = d a plus belle personne du monde ; celle d’a-
près, : hr aurait de l'esprit comme un ange: la troisième, qu’elle aurait une grâce admirable à tout ce qu'elle ferait ; la quatrième, qu’elle danserait parfaitement bien ; la cinquième, qu’elle chanterait comme ur rossignol, et la sixième, qu'elle jouerait de toutes sortes d'instruments dans [a dernière perfection. Le rang de la vieille fée étant venu, elle dit en branlant la tête, encore plus de dépit es de vieillesse, que la princesse se percerait la main d'un fuseau, et qu’elle en mourrait, Ce terrible don fit frémir toute la compagnie, et il n’y eut personne qui ne
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