‹ Contes des fées [microforme]Chapitre 35 sur 50 · MAMA · texte numérisé non relu

MAMA

Quint

VU

PEAU D’ANF a

aévre si terrible, que bientôt 1 fut réduit à l'exuémité. La.reine sa mère, qui n'avait que »ù d'enfant, se désespérait de ce que tous les remèdes étaient inutiles. Elle promettait en vamles plus grandes récompenses aux médecins ; ils yemployaient tout leur art, mais rien ue guérissait le prince. Enfin ils devinèreut qu’un mortel chagrin causait tout ce ravage; ils en avertirent la reine, qui toute leine de tendresse pour son fils, vint le conjurer de dire la cause de son mal, et que quand il s'agirait de lui céder la couronne, le roi son père descendrait de son trône sans regret pour l’y faire monter ; que s’il désirait quelque princesse, quand même on serait en guerre avec le roi son père, et qu'on eût de justes sujets de s’en plaindre, on sacrifierait tout pour obtenir ce qu’il désirait; mais qu’elle le conjurait de ne pas se laisser mourir, puisque de sa vie dépendait la leur.

La reine n’acheva pas ce touchant discours sans mouiller le visage du prince d’un torrent de larmes. É oe ui dit enfin le prince avec une voix très-faible, je ne suis pe assez dénaturé pour désirer la couronne le mon père; plût au ciel qu'il vive de lonee années, et qu’il veuille bien que je sois ongtemps le plus fidèle et le plus respectueux de ses sujets. Quant aux princesses que vous m'offrez, je n'ai point encore pensé à me ma-

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