‹ contes des landes et des grevesChapitre 27 sur 81 · LE VAISSEAU NOIR · texte numérisé non relu

LE VAISSEAU NOIR

payer, je veux que tu renonces à mon âme, et que tu promettes de ne jamais mettre les pieds à bord d'aucun navire.

— Jamais ! s'écria le diable.

— Nous allons bien voir, dit le missionnaire.

Il jeta de l'eau bénite dans les yeux du diable, qui criait comme un chat qu'on échaude. Il fut à la fin obligé de renoncer par écrit à l'àme du capitaine Jean, et il s'enfuit çn poussant des cris à faire trembler.

Le capitaine remercia le missionnaire et lui donna de l'or autant qu'il voulut. Il retourna ensuite à Saint-Malo, et avec son chargement d'or, il devint riche et ses trente marins aussi.

Et s'ils ne sont pas morts ils vivent encore.

(Conté en 1882 par Joseph Macé, de Saint- Cast, novice, âgé de i5 ans).

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