‹ Contes des provinces de FranceChapitre 3 sur 76 · PRÉFACE XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XI

lent que les contes soient une sorte de produit naturel qui se développe d'une manière identique chez les peuples. A un certain degré de civilisation, les mêmes objets, les mêmes aspirations, les mêmes besoins leur inspirent des mythes, qui, en raison de ce point de départ commua, présentent, sous les latitudes les plus diverses, de très grands points de similitude. La tradition orale les transmet de génération en génération, après que la faculté créatrice initiale a été perdue. C'est ainsi qu'ils se transforment quant au développement des épisodes et à la forme, les lignes générales étant conservées fidèlement.

Je n'ai ni la volonté ni le pouvoir d'essayer de trancher des questions si graves. Les contes sont pour le peuple qui les écoute et pour les lettrés qui les lisent, un amusement sans fatigue ; c'est ainsi que je les ai envisagés dans le présent Recueil, et, puisque nous sommes en plein pays légendaire, au lieu de rechercher les voies mystérieuses de leur transmission, j'aime assez à penser que tous ces récits merveilleux, terribles ou charmants, ont été imaginés par notre mère Eve pour amuser ses enfants : ceux-ci les ont transmis aux leurs, et c'est pour cela que, depuis que le monde est monde, petits et grands aiment à les entendre.

TABLE PAR PROVINCES

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