‹ Contes du chevalier de LamorlièreChapitre 29 sur 30 · FIN DE L HISTOIRE · texte numérisé non relu

FIN DE L HISTOIRE

2i6 Contes de La Morlière.

Grâce au Ciel, s'écria la Comtesse, nous voilà arrivés au bout de notre carrière ! Pour çà, voilà de sottes gens que les Auteurs. Remarquez même que ce n'est jamais que dans ces petites misères-là que nous sommes si maltraitées. En vérité, on devroit, une fois pour toutes, mettre ordre à cet abus. — Pourquoi, interrompit le Marquis, montrer tant d'aigreur contre eux? Ils ne parlent que des défauts qui vous rendent les plus chères à nos yeux : pour moi, je les aime fort; d'ailleurs cette vertu est quelque chose de si ignoble... A propos, madame, mais nous devons être asse\ joliment ensemble? et si vous vouliez... — Ah! finissez, Marquis, reprit la Comtesse, l'exemple ne me séduit pas. J'ai de l'humeur comme nn dogue, et je vais courir tous les spectacles pour y décrier cet impertinent Ouvrage. Il tombera sur ma parole, je vais en dire tant de mal... — — J'entre dans votre sentiment, madame, répondit le Marquis. Si les femmes n'ont pas sujet d'être contentes de lui, il nous impose à nous des devoirs si pénibles, qu'il est de notre intérêt d'empêcher qu'il ne prenne à un certain point. Il est bien aisé à Messieurs les Auteurs, du fond de leur cabinet, de subvenir

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à tant de bonnes fortunes. S'ils étoient à notre place... En vérité, on n'y tient pas, et pour moi je suis dans un état... »

Le reste de cette intéressante conversation h1 est pas tombé entre les mains de l'Editeur, et il est au désespoir que le Public en soit privé.

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