Contes du cheykh êl-Mohdy
Le lecteur à vu dans l'Avertissement du premier volume de ce recueil , page 7, que les Contes du Cheykh Êl-Mohdy avnient été partagés par l'auteur en deux séries distinctes , et formant dans le manuscrit original deux parties bien séparées.
La première de ces deux séries, contenant en dix SOIRÉES , les infortunes dt Abd-êrrahmân cl-lskanderân)\ est terminée , et l'on pourrait croire l'ouvrage entier ainsi complet et sansaucune suite, puisqu'on a assisté à la mort du héros de tant d'aventures malheureuses. Cependant Ahd-êrrahmân reparaît en scène dans les Contes qui vont suivre, et qui renferment,
2 AVERTISSEMEHT
SOUS le titre de Séances du Moristan , le récit de son long séjour à l'Hôpital des fous du Kaire.
Nous avons appris dans le premier volume, p. 4o7> comment cette narration à' Abd-êrrahmân , ainsi que les révéktions de ses compagnons d'infortune , sont parvenues à son protecteur, devenu son historien; et celui-ci exposera lui-même, dans un nouveau Préambule, les motifs qui l'ont engagé à joindre cette publication à la première.
Ces nouveaux Contes, entièrement inédits, font donc partie intrinsèque de l'histoire iX Ahd-érrahmân ; ils en sont le complément, et ce complément est d'autant plus indispensable , qu'on y trouve l'explication et le développement nécessaire de diverses circonstances de ses aventures déjà exposées dans le premier volume , et que , sans eux, le dénouement y arrive d'une manière trop brusque et trop peu développée ; ce dénouement ne concernant qxiAbd-érrahman seul dans les Dix soirées^ et laissant le lecteur dans I ignorance du sort des divers personnages qui y ont joué un rôle actif, et ont exercé une grande influence sur les malheurs sin^liers dont il a été accablé.
Tout semble même prouver que l'ouvrage prin-
bu TRADUCTEUR. 3
cipal se compose réellement et spécialement des Contes du Moristân^ et que les Dix soirées qu'on a déjà lues n'en sont, pour ainsi dire, que le préambule , ou la scène d'exposition préparatoire.
J'ai déjà prévenu que le Cheykh Èl-Mohdy avait distingué cette seconde partie dans son manuscrit par un titre différent de celui qui précède la première partie.
Ce titre, dont la VHP vignette, servant de frontispice au présent volume , offre \ejac-simile , est le suivant :
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J';iji)ul( rai ici la transcripiion t't la traduction de ( e titre arabe, ainsi que je l'ai déjà fait pour celui de la première partie, page 34 du premier volume.
MEQAMAT tL-MORlSTAN :
FY-HA ÊQUAn DAH Èl-K1IAOUTHAN , OUMO ACHERVr Èl^îÎKHTAN ; MIN KORAr.YS ABU-Èn-H AUMAN.
SEANCES i;i' :\lor.lSTAN ,