‹ Contes du cheykh êl-Mohdy (volume 2)Chapitre 14 sur 49 · I<)2 PRÉAMBULE · texte numérisé non relu

I<)2 PRÉAMBULE

J'y ai puisé plus d'une instruction profitable; j'y ai surtout appris à o'À'TY? content de mon sort ^ quel qu il soit, et à ne jamais murmurer contre ma destinée, quelles que soient les traverses , quels que soient les obstacles que je puisse rencontrer dans la carrière où m'a placé la volonté du Créateur, persuadé que mes murmures et mes désirs déraisonnables ne feraient qu'empirer mon sortj sans etïacer ou améliorer une seule ligne des arrêts de la préscience divine.

Si mon lecteur pensait par hasard qu'aux récits des malheurs du pauvre Ahd-érrahmân^ j'aurais pu me dispenser de joindre la narration des vicissitudes cruelles qui ont tourmenté l'existence aventureuse de ses compagnons d'infortune, je lui répondrai par ce sage proverbe ^Aly ben-Ahj-Tâlêb, sur lequel soit la bénédiction de Dieu : « Heureux celui qui est instruit » par les autres! »

Et l'on sait que tous les commentateurs ont interprété ainsi ces paroles :

(( Heureux celui qui est instruit, par le récit » des malheurs qui lui sont étrangers, à éviter

PRÉAMBULE. l f)3

» les malheurs où peut le conduire son impru- » dence ignorante! Heureux celui à qui la » comparaison des infortunes d'autrui a appris )) à ne pas se plaindre de sa propre fortune! »

On a dit encore : « Si l'aveugle veut éviter » de tomber dans sa route, qu'il marche der- » rière ses compagnons de voyage , et qu'il » écoute avec soin le bruit de leurs pas. »

Et louanges soient de nouveau rendues à DiEUj ordonnateur suprême et dispensateur éclairé de toutes les choses humaines; et que ses bénédictions s'étendent sur tous les fils d'Adam, comme elles se sont répandues sur le Prophète, son élu , fils purifié ^Abd-Allahy s,uv Ibrahjm^ son protégé, et sur toute leur famille illustre ! Amyn !

AdemlATUgn âhmaqj iUldonr'kih, ncjsynrigit wa'hawâsenugn ârdenèh doucher.

Des liomines , le plus fou est celui qni se laisse entraîner par ses passions et ses désirs.

Proi'Crbc turk «f'Ai.Y-ÈFFEMDY.

On tronve preiqne partotit l'extrême folie jointe à la sagesse , dans les lois, dads les colles , dans les nsages.

Vou.MhR, Mœurs des Xations, Disc, prèlim.

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