‹ Contes du cheykh êl-Mohdy (volume 2)Chapitre 42 sur 49 · X . Sceaux et Monnaies , en regard de la page · texte numérisé non relu

X . Sceaux et Monnaies , en regard de la page

Monnaie d'Aly-Rev, Sceaux de Souleymàn-Kàchof, de Mouràd-Bey, dTbrahym-Bey, de Mohammcd-Alj.

La monnaie d'Aly-Bey offre à la face , A , les mot? Don- Tib fy-M asi , senéh IIVI, c'isl-à-dire " a été frappé nu Kaire,

Il l'an 11 7 1 ; » au-dessus du premier luot se lit, le nom d'ALT, et les deux chiffres arabes AO qui valent 85.

Le revers, B, n'offre que le /o^ra ou chiffre impérial du sultan IMoustafà III.

Le sceau de Soulcyman-Kàchcf, C, n'offie que son nom écrit deux fois, c'est-à-dire de gauche à droite, et de droite à gauche , de manière à s'enlacer mutuellement.

Le sceau de Mourâd-Bey, D , porte seulement les mois Emyr-Mourâd-Beyk (le prince Mouràd-Bey ).

Le sceau d'Ibrahym-Bey, E, ne contient également que Emyr-Ibrahym-Beyk (le prince Ibrahym-Bey).

Le sceau de Mohammed-Aly, présentement régnant, F, est plus compliqué. On trouve d'abord, dans le champ intérieur, les mots Mohammcd-Aly , abd-ho (Mohammed-Aly son serviteur), c'est-à-dire sen>itcur de Dieu , ce dernier mot étant sous-entendu.

Dans l'espèce de légende qui , séparée par un cercle du milieu du champ , le borde et l'entoure , on lit la phrase suivante :

Ou-mcn telon be-Rcscul IllaJi nousrato-ho , en tdqaho el-âsad, fy âdjâm-hâ tedjimiy: él-melouakkel âla Allah el-moutcbed.

n Celui dont le recours est dans l'Apôtre de Dieu , fùt-il » saisi par le lion dans sa tanière, est sans crainte : il se con - » fie dans le Dieu éternel. »

Cette légende, que M. Reinaud , membre de l'Institut et conservateur des manuscrits de la Bibliothèque royale, a citée dans sa Description du cabinet de M. de Blacas , est imitée du cent trente-quatrième vers du célèbre lîoëme intitulé le Bordah , composé à la louange de Mahomet , par le poète Âbnii-.4hd-aUah Mohammed cl-Ahouxsyry , contemporain du Prophète. J'ai rapporté d'Egypte un magnifique

manuscrit de cepoërae, écrit Tau 'jg-j de l'hégire (i394 de l'ère vulgaire).

Page 1