XI. Signatures et cachets, en regard de la page
Fac-similé de trois signatures du Cheykh êl-Mohdy, tracées à diverses époques; cachets du Cheykh êl-Mohdy et du Cheykh êl-Cherqâouy ; signature arabe du général JVIenou.
La première signature , A , porte les mots suivans :
El-dcCy le-fioam, cl-faqyr Mohammed êl-Mohdy, cl- Hafndouy , a'fey a'n-Iio!
<i Celui qui prie poui' vous, le pauvre Mohammed êl- » MoHDY cl-Hafnâouy ; qu'il lui soit fait miséricorde! »
On lit dans la seconde , B :
El-/aqyr Mohammed ài.-M.0UT>Y , Kdtem-ser ei-Dyouân , be-Masr, hâlân.
« Le pauvre Mohammed êl-Mohdv , secrétaire-général » du Divan , au Raire, maintenant en exercice. »
La troisième signature , C, est conçue en ces termes :
El-faqyr Mohammed iii-MoHDV , Kâlem ël-ser ou-bâchhdieh él-Dyoudn cl-khossoussy.
<i Le pauvre Mohammed êl-Mohdy , secrétaire-général » et chef des éci-ivains du Divan particulier. »
Le cachet, D, porte l'inscription suivante :
3fohammed th-MoHUY cl-Hafndouy, a'fey à'n-ho , 1 197.
« Mohammed êl-Motidt cl-Hafndouy, qu'il lui soit fait » miséricorde, l'an 1197. "
L'an 1197 de l'hégire a commencé le samedi 7 décembre de l'an 1782 de notre ère. Cette époque est celle où le Cheykh él-Mohdy, rappelé de son exil de Syrie par Ismayl-Bey, reprit ses fonctions de secrétaire-général du Divan.
Voyez ci-dessus page 64 de ce volume.
Le lacliet, jb , esl ainsi coucu :
Kliddem el-elm, A'bd-allah Cherqaoiy, cheykh êl- Gâmë cl- Azharéh .
<< Le Serviteur de la science, Abd-a!lah Cherqaout, » cheykli de la Mosquée fleurie (ou illustre). »
Voyez ci-dessus pages go et r i4 de ce volume.
La signature, F, porte seulement, en commençant par la ligne inférieure.
Abd-Àllah. — Gâ/c. — Menou.
Voyez ci -dessus pages 1 08 et 10g de ce volume.
Fleuron de la page 76.
On y lit en caractères modernes de l'écriture appelée lyojflous-Djerysy, la même formule qu'on a déjà vue dans les fleurons de la page ^o/\ et 4o8 du premier volume.
Voyez l'indication des vignettes, premier volume, page 48o.
Fleuron de la page 322.
On litsur cette pierre, gravée en caractères arabes anciens, appelés /.arntnthiques , la sentence suivante :
Lcys yclkhalley min êl-qader :
Fa-âmrer alay-y ou-lâ hadzer.
« jVul ne peut échapper au destin : — il a fondu sur moi , » et je n'ai pu m'en défendre. >•
Cette légende, qui se trouve répétée sur un grand nombre d'intaillcs de l'Orient, a été i'ap|îortée déjà par jiliisicurs orientalistes : M31. Rlaproth et Reinaud en avaient donné des explications différentes.
Fleuron de la page 124.
Empreinte d'une pierre gravée sur laquelle on lit : Bism-IUaîi er-rahman , ër-rahym : Iiou é'I-rahnian , élrahym.
• Au nom du Dieu clément, niiséricorcîicnx : c'est lui » qui est le clément , le miséricordieux. »
Fleuron de la page 126.
On lit sui' cette sardoine gravée qui f.iit partie de celles que j'ai rapportées d'Egypte :
Bism-Illah er-rahman , ér-rahym.
Nasrmin ylllah , ou-feth qnryh.
« Au nom de Dieu clément, miséricordieux; — le secours » vient de Dieu et la victoire est proche. »
Celte phrase, tirée du verset i3 du chapitre LXI du Koran , est fréquemment répétée par les Orientaux; on la trouve citée dans ces contes , page 262 de ce volume.
Fleuron de la page 128.
Cette magnifique agate-onyx , qui fait partie de mon ca biuet, porte la longue légende suivante :
Allah, la ilah elld hou , ël-hâyy, el-qayoum : la ta- Ihod-ho si'nét ou-lâ naoum :
Le-ho ma J'y cl-samaouâlou-md fy cl-ârd. Min dd dllady \cchfa' a'nd-lio , clld be-ézni-hi :
Ya^lem ma hcyn dydy-hiin ou-mâ khalf-houin : ou-ld ynhhytfoun be-chcy min é'imi-hi tlld be-md châ :
Ousia' /;our.<r)^-ho cl-samaoudt ou-iîl-drd , ou-ld yoiioudho hifz-houmd , ou-hoii êl-cCly, el-a'zzym.
« Dieu, il n'y a pas d'autre dieu que lui, le vivant, » l'existant par lui-même : il n'est pas surpris par l'assoupis- » sèment et par le sommeil : — à lui est tout cequecontien- » nent les cieux et la terre. Quel est celui qui oserait être in- )> terracdiaire auprès de lui sans sa permission? — Il sait ce >> qui est présent et ce qui est passé, et les hommes ne connais- >• sent rien de sa science, si ce n'est ce qu'il veut. — Il a établi
» pour son trùoe les ciciix et la terre , leur yarde ne lui » donne aucune fatigue, car il est l'ÈTRE GRAND ET SUPRÊME. » Ce texte renferme le vei-set 256 du chapitre II* du Koran. Les IMusulmans ont une vénération particulière pour ce vers;it qu'ils appellent le verset du trône : ils le regardent comme le principal du Roran , et lui attribuent des vertus miraculeuses.