XII. Le Moristan, ^« regard de lapage i3i
Hôpital des fous du Kaire, fondé l'an 710 de l'hégire ( t3io de l'ère vulgaire), par le sultan cl-Mele/c el-Nasser, Mohammed , fils du sultan Qalâouii.
Fleuron de la page i56.
Cette inscription , en caractères karmalhiques, est gravée, avec plusieurs autres, en caractères antiques , sur un beau sabre-damas que j'ai rapporté d'Egypte. Voici ce qu'on y lit :
El-Melck — vl-Mozzaffcr, cl-Djàchcnqyr — Beyhars.
« Le Roi Victorieux , Djàchvnqyr-Bcybars . »
Cette inscription annonce que ce sabre a appartenu au sultan Beybars , deuxième du nom, qui usurpa le trône d'Egypte sur le prince fondateur du Môristan.
Voyez à ce sujet la page i44 ^^ ce volume.
Fleuron de la page i63.
Cornaline gravée en caractère koufique , faisant partie de mon cabinet. On y lit ces deux mots : Tnuekh cl ychfy.
« Mets ta confiance en Dieu , il le suffira. »
Fleuron de la page 166.
Cette belle pierre gravée présente, en caractères laaliqs ou
DES VFGNETTES. 4^7
pei-sans , le même verset dn Koran qui est contenu , en caractère neslhy, dans le fleuron de la page 128. Voyez ci-dessus page 4^5.
Fleuron de la page 173.
Cette piene gravée offre , disposée de manière à figurer un oiseau , la formule sacrée des Musulmans déjà présentée par les fleurons des pages 4^4 et 4^8 du premier volume par celui de la page '^S de ce volume.
XIIP. Rafyf, en regard de la page 210.
« .... Le troisième avis fut un terrible coup de^:! :i; » terre. »
Fleuron de la page 21 5.
Cette cornaline gravée fait partie de ma collection : elle présente une inscription centrale et une autre circulaire , ou légende, séparée de celle du champ par un cercle.
On lit dans le champ :
Là ilah ëllâ ënl : soiihhân-ek , êane-ny hount min clzzâlcmyn.
« Il n'y a de Dieu que toi : louange à toi , moi je suis du » nombre des pécheurs. »
Cette prière, qui fait partie du verset S'y du chapitre XXI du Koran , est mise par le Prophète dans la bouche de Jonas englouti par la baleine.
L'inscription-circulaire renferme la légende suivante :
Bism illah cr-rahman cr-rahym. Ço/.- Allah âhèd, Allah cl-scmed : lam ylad on-lam yoidcd : mi-Iam yel'on le-ho kefoudn dhed.
« Au nom de Dieu clément, miséricordieux. Dis : Dieu •> est unique. Dieu est éternel : il n'engendre ni n'est en- » gendre : et il n'a pour égal aucun être. »
Cette légende renferme la totalité du chapitre CXH" du Koran, intitulé « Chapitre du \ rai Culte {soural l'I-E^h- » lassi. »
Gclcll c'd-Iyn , auteur d'un commentaire du Korau fort estimé des Musulmans , dit sur l'origine de ce Chapitre : « L'Apôtre de Dieu fut un jour interrogé par les Qoreychites n ( Bcny-Qoreych) sur la nature de son Maître; alors des - » cendit du ciel le Chapitre : // esl le Dieu unique. »
Les Musulmans fout un si grand cas de ce chapitre, qu'ils le répètent continuellement et qu'ils le choisirent pour leur légende lorsqu'ils commencèrent à frapper des monnaies.
Fleuron de la page 217.
Cette pierre gravée, qui fait partie de ma collection, est une belle agate à trois couches : elle porte, en caractères koufiques, les mots si vans :