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La mosquée qui porte le nom de Gâmè ël-Soiiltân cl- Mofed y est un édifice magniûque situé presque au centre du Kaire. Son côté oriental est parallèle à la grande rue appelée él-Soukkaryeh ( la Sucrerie ) , et sa face méridionale borde la rue nommée Sekkét el-Gczzâryn (la rue des Bouchers). L'enceinte de son parvis ou esplanade intérieure est formée par un portique de quatre-vingt-douze belles colonnes : elle est accompagnée d'une très-belle fontaine et de deux vastes bains, l'un pour les hommes et l'autre pour les femmes.
Cette mosquée a été élevée par le sultan Aboa-l-nasr Cheykh , surnommé cl-Melek êl-Moyed. Ce prince prit aussi les surnoms dCél-Dâhery , parce qu'il avait été l'un des esclaves de Dâher-Beyhars , et à^él-MaJimoudy ^ parce qu'acheté ensuite par Mahmoud , il lui dut la liberté et l'accès aux dignités. Il parvint au trône d'Egypte le premier du mois de Chaabàn de l'an 8 1 5 de l'hégire ( 1 4 ' 2 de l'ère vulgaire), et fut le quatrième prince de la dynastie des Circassiens. Après un règne de cinq mois et six jours , il mourut dans le mois de Moharrem de l'an 824 ( '42i de notre ère) , laissant le trône à son ûls él-Melek ël-Modaffer.
Le dynar éid\t y chez les anciens Arabes , une pièce de monnaie en or , pesant un methkal , c'est-à-dire une dragme et demie, qui équivalait à peu près au poids des sequins de Venise et des ducats de Hollande. Cependant leur poids et
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leur valeur ont varié souvent sous les règnes de divers kha- Ivfes ; tantôt ils valaient 20 dirhems ou dragmes d'argent , tantôt ils en valaient 25 (lU à u") francs de notre monnaie). Ces anciens dynars, dont j'ai rassemblé au Kaire une précieuse collection , et dont j'ai publié les principaux dans les planches h , /'et A , lonie II, étal moderne, du grand ouvrage sur l'Egy'plc , ne portent point de têtes , comme les médailles grecques et romaines et comme nos monnaies. Dans leur champ , est d'un côté la formule consacrée par la religion musulmane. « 11 n'j"^ a pas d'autre dieu que Dieu , » et Mahomet est sou apôtre. » On lit au revers les noms et surnoms du khalyfe régnant , auxquels s'ajoute quelquefois le nom de son vizir. Les légendes circulaires des deux faces renferment des versets du Koran , ainsi que la date et le nom de la ville où ces pièces ont été frappées.
Hc^iage passe pour avoir frappé les premiers dynars sous le khalyfe Abd-el-Mcleh , l'an "jG de l'hégire (69J de notre ère).
Avant cette époque, les monnaies dor dont se servaient les Musulmans étaient celles des empereurs grecs.
Le titre métallique des dj^nars a varié de même quelquefois , mais on remarque les dynars abbassides , et surtout ceux des khalyfes Haroun, âl-Mamoiin et ïf^atheq-b-illah, comme d'un titre supérieur aux dynars des Ommiades.
La race des Piciidauiens est la première dynastie des anciens rois de Perse; elle compte onze rois.
Le premier, fondateur de la dynastie, fut Kayoumarath, fils de Doulaved et arrière-jK'lil-fiU à' yirfakhchad , fils de Sam (Sera), ûb de Nouh (Noë). Ileut pour successeur son
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petit-ûls Houchenh, fils de Sjdmek^ qui laissa le li one à son fils Thamourasp. Puis régna son frère Glamchid, dont le successeur fut son neveu Pi'ourasp , surnommé Dohak ^ fils de sa sœur et de Merdasp. Le sixième fut Feridoun ou Afridoiin ^ fils dLAbtin et petit-fils à^Ayqdn, qui avait eu Giamchid pour père. A sa mort , le trône passa à Manoutchelier f ou Manougehcr , son arrière-petit-fils, qui le transmit à son fils Nouzer , surnommé Azadéh. Le neuvième fut Afrasiah , fils de Pechounk et petit-fils de Radchim , dont le père était Tour ^ et Feridoun. l'aïeul. Zav ^ fils de Tahmasp et petit-fils de Manoutcheher, régna ensuite. Enfin, le onzième et dernier, fut Gurchasp , fils de Zat'. Après lui s'éteignit la dynastie illustre des Pichdadiens.
Cette période, qui comprend les temps fabuleux de la Perse, est, suivant les Persans, d'environ 2600 ans.
Les princes Rayamens ou Kayanidcs forment la seconde des quatre dynasties des anciens rois de Perse , et sont probablement ceux dont les Grecs ont eu connaissance. Cette race a tiré sa dénomination du mot kaj- , qui dans l'ancien idiome de la Perse, connu sous le nom àc pehîwy , signifiait un grand roi ou un géant.
Sous leur règne , l'art de manier les armes, et particulièrement l'arc , fut poussé à une telle perfection , que maintenant encore les Persans , pour désigner un arc excellent, lui donnent le litre de hemân kajony (arc kayanien).
Le temps, pendant lequel la dynastie des Kajanides occupa le trône de Perse, n'est pas fixé d'une manière unanime par les Orientaux. Suivant quelques-uns, elle régna 534 ans et six mois , 684 ans et quatre mois suivant d'autres. Quelques historiens prolongent même sa durée à 752, et même à 770 ans. Elle contient neuf rois.
Le premier , fondateur de la dynastie , est Kay-Kobad , fils de Zab et petit-fils de Za^>. Sous son règne, le Gihoun
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(l'Oxus) était la séparation de Vfran et du Tourdn (la Perse et la Tartarie). Oa place sous ce prince les exploits de Rnustam, fils de Zal, le plus illustre des héros de l'Orient. Ispahùn était le siège de son empire.
Kay-Kaous , son Gis, lui succéda , et reçut le surnom de Ncmoiird , qui en persan signifie immortel , le même que le Ncmrod de la Bible , le second de ces noms n'étant qu'une altération du premier : les traditions orientales racontent qu'il avait conçu l'entreprise insensée de monter au ciel par le moyen d'un trône enlevé par des aigles.
Kay-Kliosrou , fils de Syawech , et petit-fds de Kay- Kaous ^ succéda à son grand-pcre. Tous deux sont également renommés par leurs conquêtes sur les nations de l'Orient , dont ils soumirent une grande partie. Kay- Khosrou vengea la mort de son père par celle A' /4frasiab , sou meurtrier.
Lohorasp , qui succéda à K ay-Khosroii , était Cls à'Àrvend-Châh et petit-fiis de Kay-Nichyn, qui lui-même était fds de Kay-Kobad. 11 fut surnommé el-Bâlkhy, parce qu'il avait fixé dans la ville de Balkh sa résidence royale.
Kuschtasp , fils de Lohorasp , succéda à son père. 11 fut surnommé Hir-bcd, c'est-à-dire sen'itcur du feu. C'est sous ce règne que parut le célèbre Zoroastre.
Le trône échut ensuite à Kay-Ardechyr , surnommé Bahamdn, fds de Esfandyar , et petit fils de Kuchtasp.
Homây, fille à' Ardechyr-Ilahamân , qui régna ensuite, a élevé Hezar-Scloun (les milles colonnes) , à Istakkar.
Darab, qui succéda à sa mère Homây , avait comme elle BaJiamân pour père, et était le fruit d'un inceste.
Dard , ou , comme d'autres l'appellent , Darab second du nom (Darius) , succéda à Darab , son père.
Ce prince fut le dernier des Kayanidcs, cl fut vaincu par Iskandcr-lioumy (Alexandre-le-Crec) , que qucUiucs his-
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toriens comptent pour le dixième roi de cette dynastie.
Les années qui s'écoulèrent sous le règne des rois kayanides furent les temps héroïques de la Perse. Sous les Kayanides ^ quelques faits plus vraisemblables, et qu'on peut admettre avec quelque précision , apparaissent et se lient aux annales des autres nations; mais cette histoire ne devient réellement positive que sous le règne de la dynastie des Sassanidess
La dynastie que nous nommons Sassanide (en arabe Al-Sassân ou Beny-Sassân) est la quatrième qui ait donné des rois à la Perse. Elle est connue aussi sous le nom des Kesrâ y et elle comprend vingt-neuf rois, dont les règnes embrassent une période de 627 ans. Voici leurs noms :