LE TRÉSOR ET LES TROIS HOMMES
L^in de trois du repas va chercher les apprêts. Vour ces grens-ci . dit-il , la mort seroit certaine Si je voulois* Alors les dieOx savent combien Be Fan et Tautre lot j'augmenterois le mien ! Et je laisse échapper une pareille aubaine-!
On peut juger qu'il n'en fit rien.
Quiconque pense au crime est près de s'y résoildve.. Sur un plat du festin il mit certain» p«udre Qui devoit envoyer nos trouveurs de trésors
Finir leur banquet chez les morts.
Pendant qu'en son esprit il supputoit la somme. Le couple de là bas lui brassoit même tour^ Et le même destin Fattendoit au retour.
Il vient, on Fembrasse, on Fassomme :
L'endroit qui cachoit For. tient le forfait caché ;.
En place on enterre notre homme.
On divisa sa part avant d'avoir touché
Aux mets apportés par le traître ; Mais Fefl'et du poison ne tarda pas beaucoup ; La mort fit cette fois trois conquêtes d''uo coup,
Et le trésor resta sans maître.
LE
œUÏOUER DE POTEMKIN.
II est un peuple vain, curieux, téméraire,
Qui sait le moindre point dans le moindre traité ,
Décide la paix et la guerre, Et s'occupe de tout par pure oisiveté.
Un courrier part, mes gens le suivent à la piste; Mieux que le cabinet ils jugent son emploi.
Aux princes du Levant on va donner la loi, Ou bien de ceux du Nord on va grossir la liste.