SUR LA MORT DU PEINTRE DAVID
Air : T'en souviens-m ? disait un capitaine.
Du INorfl ici quel bruit vient se répandre ? Vaine douleur ! 6 regrets superflus !
Dans le tombeau David vient de descendre ; Un grand artiste, un grand peintre n'est plus. Mais j'aperçois au temple de mémoire La renommée inscrivant ses succès , Tracer ces mots, que répète la gloire : (( Ton nom , David , ne périra jamais, n
Toi , qui créas Briilus , les Themwpyles ^ Dont pour modèle on prendra les tableaux, Vois, ici-bàs , tes élèves dociles.
Vers le vrai beau diriger leurs pinceaux ;
4M l'A BULLE DK SAVON.
Entends leurs voix , ils couronnent ta tête. C'est de lauriers et non pas de cyprès , Car chacun d'eux en te pleurant répète : (( Ton nom , David , ne périra jamais. »
Si dans l'exil tu finis ta carrière, Si l'étranger fut plus heureux que nous, A ta patrie, en fermant ta paupière.
Ton cœur donnait un dernier rendez-vous. Ah! ne crains pas qu'un jour elle t'oublie! Par le talent tu fus toujours Français ; L'artiste meurt , mais non pas son génie. (( Ton nom, David, ne périra jamais. »