DEPUIS QUE JE INE TE VOIS PLUS
Aii! (lu \aii(lcvi11(' (le P^vcIh' , on Air nouveau de M. Voizcl.
(j'en est donc fait, ma Virginie, Pour jamais tu veux me quitter j Ce qui m'étonne, mon amie, C'est de souvent te regretter.
Quand tu me prouvais ta tendresse , Tes soins étaient fort mal reçus; Mais je voudrais te voir sans cesse...
Depuis que je lic te vois plus.
Cliaque jour, avec indolence, Auprès de toi je me trouvais;
LA BULLE DE SAVON. i^O
Mes yeux avec indifférence Voyaient tes grâces, tes attraits; Aujourd'hui je leur rends les armes ; Mes sens d'y penser sont émus ! . . .
Et je vois en toi mille cliarmes !...
Depuis que je ne te vois plus!
Lorsque nous causions ;, il me semble Que je te trouvais peu d'esprit; Et nous passions une heure ensemble Parfois sans nous être rien dit :
A présent , combien je soupire Après tous ces momens perdus ! . . .
J'ai mille choses à te dire Depuis que je ne te vois plus.
Souvent tu me disais : « Je t'aime ! »> Et cela me touchait fort peu; Mon cœur, je te Tavoûrai même , Répondait mal à cet aveu.
Maintenant quel feu me dévore !
Tous mes désirs sont revenus!...
Enfin je sens que je t'adore Depuis que je ne te vois plus.