LK PETIT SAVOYARD
Ain : Voilà quatre ans quVn ce village ( de Léocadic).
Adieu, mes petits camarades, Je ne puis partager vos jeux, Chez nous mes parens sont malades, Ici, tout mon temps est pour eux.
Pour oublier votre misère, Vous allez vous amuser tous, Moi, je travaille pour mon père...
Je suis bien plus lieureux que vous...
Le matin {ijaîment je ramone; Le soir je montre un sapajou ; Je mcnafre ce qu'on me donne Et mets de côté sou sur sou.
Grns ri(lips,qne l'on considère, Votre or satisfait tous vos ({oùts , Mais moi , j'amasse pour mon père , Je suis bien plus heureux que vous.
Dans drs dcnieurcs m;i{;uiHqurs On a besoin du Savoyard ,
J'y vois de nonibroux domestiques
Me toiser d'un air goguenard ;
Ils se moquent de ma poussière ,
Mais de leurs galons peu jaloux ,
Je me dis : u Je nourris mon père,
» Je .suis bien plus heureux que vous. »
Toi , Joseph , avec ta sellette ,
Tu comptes rester à Paris ;
Pour se marier à ?ianette, •
André s'en retourne au pays.
Dans l'avenir chacun espère ,
Le mien m'annonce un sort bien doux î
Dans un an je verrai mon père ,
Je serai plus heureux que vous.