‹ Contes en vers et chansonsChapitre 68 sur 79 · LE PELNTRE ET S0:N MODÈLE · texte numérisé non relu

LE PELNTRE ET S0:N MODÈLE

Ain : El les (lc\oirs do la clicvalcric.

Arrivez donc, mou aimable modèle, J'ai mon .sujet, et je vais concourir; Comme Vénus, vous êtes jeune et belle, C'est elle ici que vous allez m'offrir. Aux grands talens je veux qu'on m'assimile, Par un chef-dVruvre , enfin je veux briller ! . Surtout, Rosa, vous serez bien tranquille, Souvenez-vous que je vais travailler.

Otez ce châle j ôtez cette coiffure, Yénus, ma clière, avait moins d'ornemens; Dans mon sujet elle perd sa ceinture , Dépouillez-vous de tous vos vêtemens; Placez-vous là , sur ce trône fraj^ile , Que votre bras vous serve d'oreiller, Surtout, Rosa, tenez-vous bien tranquille, Souvenez-vous que je veux travailler.

Vraiment , Rosa , vous êtes ravissante ! Que de beautés, quels gracieux contours! Le pied mignon, la jambe séduisante :

Vous êtes bien la mère des amours.

Souriez -moi , cela vous est facile.

Tous vos appas je dois les détailler... Surtout , Rosa , tenez-vous bien tranquille, Souvenez-vous que je veux travailler.

Mais d'où vient donc que ma main est tremblante, Que je ne puis diriger mon pinceau? Mon co'ur palpite et ma tête est brûlante, Je ne saurais commencer mon tableau ; Pour aujourd'hui mon génie est stérile; Kli bien ! Rosa , pourquoi te rhabiller? Reste donc là... Je serai })ien tranquille. Figure-toi que je vais travailler.

2io^ LA BULLt Dt SAVON.

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