‹ Contes en vers et chansonsChapitre 78 sur 79 · LA RENCONTRE · texte numérisé non relu

LA RENCONTRE

Air du Petit Courrier.

C'est toi, Laure, que je revois!

Combien la rencontre m'enchante;

Voilà bientôt dix mois, méchante,

Que nous avons rompu, je crois ;

Vraiment je te trouve embellie.

Et mieux (p'aux temps de nos amours;

Non, tu n'étais pas si jolie

Quand je te voyais tous les jours. ('<?'"•)

Tu cours à quelque rendez-vous :

Ah ! tu dois tourner bien des têtes ! Allons , conte-moi tes conquêtes , Et montre-moi tes billets doux ; De mes amours je veux t'instruira, Désormais soyons sans détours. . .

J'en avais moins long à te dire Quand je te voyais tous les jours.

Entrons chez ce restaurateur, Tu ne peux refuser, j'espère; Ce dîner impromptu , ma chère , Aujourd'hui me semble meilleur ; Pour que ton amant te pardonne , Tu trouveras quelques discours !

LA BULLE DE SAVON. 27b

Tu me trompais aussi , friponne , Quand je te voyais tous les jours.

C'est bien ta bouche que voilà , Et ton sourire plein de graceî Mais, Laure, il faut que je t'embrasse , Pour mieux me rappeler cela.

Dans mes bras il faut que je presse Cette taille, ces doux contours...

Ah ! j'éprouvais bien moins d'ivresse Quand je te voyais tous les jours.

Quoi huit heures sonnent déjà ! ...

Comme le temps a passé vite!

Pourtant il faut que je te quitte, Le hasard nous réunira.

Sans nous gêner, ma chère Laure, De nos plaisirs suivons le cours :

Surtout, pour nous aimer encore , INe nous voyons plus tous les jours.

FIN DES POEMtS. J^

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