LA RENCONTRE
Air du Petit Courrier.
C'est toi, Laure, que je revois!
Combien la rencontre m'enchante;
Voilà bientôt dix mois, méchante,
Que nous avons rompu, je crois ;
Vraiment je te trouve embellie.
Et mieux (p'aux temps de nos amours;
Non, tu n'étais pas si jolie
Quand je te voyais tous les jours. ('<?'"•)
Tu cours à quelque rendez-vous :
Ah ! tu dois tourner bien des têtes ! Allons , conte-moi tes conquêtes , Et montre-moi tes billets doux ; De mes amours je veux t'instruira, Désormais soyons sans détours. . .
J'en avais moins long à te dire Quand je te voyais tous les jours.
Entrons chez ce restaurateur, Tu ne peux refuser, j'espère; Ce dîner impromptu , ma chère , Aujourd'hui me semble meilleur ; Pour que ton amant te pardonne , Tu trouveras quelques discours !
LA BULLE DE SAVON. 27b
Tu me trompais aussi , friponne , Quand je te voyais tous les jours.
C'est bien ta bouche que voilà , Et ton sourire plein de graceî Mais, Laure, il faut que je t'embrasse , Pour mieux me rappeler cela.
Dans mes bras il faut que je presse Cette taille, ces doux contours...
Ah ! j'éprouvais bien moins d'ivresse Quand je te voyais tous les jours.
Quoi huit heures sonnent déjà ! ...
Comme le temps a passé vite!
Pourtant il faut que je te quitte, Le hasard nous réunira.
Sans nous gêner, ma chère Laure, De nos plaisirs suivons le cours :
Surtout, pour nous aimer encore , INe nous voyons plus tous les jours.
FIN DES POEMtS. J^
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