‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées de Voltaire (volume 2)Chapitre 109 sur 174 · A MADAME LA MARQUISE D’USSÊ · texte numérisé non relu

A MADAME LA MARQUISE D’USSÊ

L’Art dit un jour à la Nature :

Vous if égalez jamais les œuvres de ma main ;

Vous agissez sans choix , vous créez sans dessein :

Que feriez-vous sans ma parure ?

Un teint flétri par vous s’embellit par mon fard ;

C’est moi qui d’une prude arrange la sagesse;

Des coquettes beautés je conduis la finesse,

Digiti:

agi

Et*taène sous mon étendard Et les beaux esprits et les belles.

■Fai seul dicté sans vous les vers de Fontanelles,

Et les fables du sieur Houdart.

Ainsi , belle d’Ussé , l’Art se croyait le maître ,

Et le monde à son char paraissait s’attacher;

Mais la Nature vous lit naître,

Et l’Art confus s’alla cacher.

* A MADAME DU CHATELET

Qui dînait arec l'auteur dans un collège, et qui avait soupe la veille avec lui dans une hôtellerie.

M’e ST-il permis , sans être sacrilège ,

De révéler votre seefet ?

Vénus vint, sous vos traits, souper au cabaret,

Et Minerve aujourd’hui vient dîner au collège.

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