‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées de Voltaire (volume 2)Chapitre 116 sur 174 · A MADAME LA DUCHESSE DE LA VALLIÊRE · texte numérisé non relu

A MADAME LA DUCHESSE DE LA VALLIÊRE

Au nom de madame la duchesse de **, en lui envoyant une navette.

L’emblème frappe ici vos yeux :

Si les grâces, l’amour et l’amitié parfaite Peuvent jamais former des noeuds ,

Vous devez tenir la navette.

ËPIGRAMME.

La muse de Saint-Michel.

Nothe monarque, après sa maladie,

Etait à Metz attaqué d'insomnie.

Ah ! que de gens l'auraient guéri d’abord !

Le poète Roi dans Paris versi fie :

La pièce arrive, on la lit, le roi dort.

De Saiut-Michel la muse soit bénie ! (*)

A MADAME DU BOCAGE

J’avais fait un vœu téméraire

De chanter un jour à la fois

Les grâces , l’esprit , l'art de plaire .

Le talent d’unir sous ses lois Les dieux du Pinde et de Cythère :

Sur cet objet fixant mon choix ,

(*) Roi était chevalier de Saint-Michel.

Je cherchais ce rare assemblage^

Nul autre ne put me toucher;

Mais je vis hier du Bocage ,

Et je n’eus plus rien à chercher.

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