‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées de Voltaire (volume 2)Chapitre 118 sur 174 · A M. DE VERRIÈRE · texte numérisé non relu

A M. DE VERRIÈRE

Qui avait adressé à 1 auteur une très longue épitre en vers, (i 3)

Vous qu’Apollon admit à ses concerts,

Ne me louez pas tant, travaillez mieux vos vers;

Le plus bel arbre a besoin de culture.

Emondez ces rameaux confusément épars;

Ménagez cette sève, elle eu sera plus pure.

Sachez que le secret des arts Est de corriger la nature.

(i3) Elle fut imprimée en i^36. Dans une note de cette épitre , M. de Verrière rapporte que M. de Voltaire, lisant son prétendu portrait dans un libelle publié contre lui en i ^35, lit, dans son indignation, l'impromptu suivant :

Sais-tu que celui dont tu parles D’Apollon est le favori ,

» Qu’il est le Quint-Curce de Charles ,

• Et l’Homère du grand Henri ?

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