A M. LE MARECHAL DE RICHELIEU
Après la prise du Port-Mahon.
Rival du conquérant de l’Inde,
Tu bois , tu plais et tu combats ;
Contes, Satires, etc. ai
Le pampre, le laurier, le myrte suit tes pas.
Tu prends Chypre et Mahon, mais nous perdons le Pinde. Eu vain l’Anglais moqueur lançait de toutes parts ,
Sur un vaisseau musqué, les feux et les brocards:
Chez nous l’ambre est ami de la fatale poudre,
Tu semais les bons mots, les souris et la foudre.
L’ironie à tes pieds tombe avec leurs remparts ;
Leurs chansons t’insultaient , leurs défaites te vantent. Mais nos rimeurs jaloux profanent tes lauriers.
Veux-tu rendre l honneur à tes succès guerriers?
Viens siffler tous ceux qui les chautent.
A MADAME DU BOCAGE
Es vain Milton , dont vous suivez les traces Peint Page d’or comme un songe effacé ;
Dans vos écrits, embellis par les grâces,
On croit revoir un temps trop tôt passé.
Vivre avec vous dans le temple des muses ,
Lire vos vers , et les voir applaudis ,
Malgré l’enfer , le serpent et ses ruses :
Charmante Eglé , voilà le paradis.
ËPIGRAMME
Imitée de l'Anthologie.
L’autre jour, au fond d'un vallon,
Un serpent piqua Jean Frérou :
Que pensez-vous qu’il arriva?
Ce fut le serpent qui creva.
POÉS'jES MÊLÉES.
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