‹ Contes en vers, satires, et poésies mêlées de Voltaire (volume 2)Chapitre 137 sur 174 · SUR OVIDE, TIBULLE ET CATULLE · texte numérisé non relu

SUR OVIDE, TIBULLE ET CATULLE

Celui qui fut puni de sa coquetterie,

Ce maître en l'art d’aimer, qui rien ne nous apprit, Prodiguait à Corinne , avec galanterie ,

Beaucoup d’amour et trop d’esprit.

Tibiille, auprès de sa Délie,

Par des vers enchanteurs exaltait ses plaisirs;

Et Catulle vantait, plus vif en ses désirs,

Dans scs vers libertins lçs baisers de Lesbic.

A M. DE CHÈNEVIÊRES,

Sur uuc jolie pièce de vers qu’il appelait les sept péchés mortels.

Vous êtes dans la saison Des plus aimables faiblesses :

Puissiez-vous servir vos maîtresses Comme vous servez Apollon !

Entre des vers et vos Lisettes Goûtez le destin le plus doux :

Votre confesseur est jaloux Des jolis péchés que vous faites.

AU MÊME

Vo.us possédez la langue de Cythère.

Si vos beaux faits égalent votre voix ,

Vous êtes maître en l’art divin de plaire.

3a4 ' , POÉSIES HÉLÉES.

En fait d’amour, il faut parler et faire.

Ce dieu fripon ressemble assez aux rois;

Les bien servir n’est pas petite affaire.

Hélas! il est plus aisé mille fois De les chanter que de les satisfaire.

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